Les conséquences du décrochage d’un iceberg d’Antarctique

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Un iceberg de 5 800 km2 s’est décroché de l’Antarctique.

https://pixabay.com/fr/glacier-argentine-am%C3%A9rique-du-sud-583419/

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Cet iceberg qui s’est détaché d’Antarctique en juillet 2017 dernier fait la taille d’une ville, voire d’un département en France. Cet iceberg pourrait peser jusqu’à mille milliards de tonnes.

La raison de ce décrochage est sans doute due au réchauffement climatique. En effet l’Antarctique a connu au fil des dernières années une forte progression du niveau des températures. Dans certaines régions notamment au nord le niveau des thermomètres a atteint 20°C ce qui est extrêmement élevé par rapport aux seuils de températures habituels.

Les failles apparentes ont déjà commencé à révéler toute leur ampleur en novembre 2011 où l’on pouvait voir sur des images prises de satellite une fente qui ne dépassait pas une dizaine de kilomètres de longueur et cela jusqu’à l’été 2014. En décembre 2016 la faille s’était tellement élargie qu’elle faisait 90 kilomètres de longueur et 500 mètres de largeur.

Les grosses inquiétudes ne portent pas uniquement sur ce bloc de glace mais sur les conséquences. En effet, ce détachement massif pourrait provoquer la désintégration complète des glaciers continentaux d’Antarctique.

De grandes surfaces de glaces flottant sur les eaux de l’océan Antarctique constituent des barrières de glace. Ces barrières forment la glace continentale de l’Antarctique. Leur épaisseur peut atteindre une centaine de mètres et leur masse permet de retenir la glace posée sur le continent. Sans ces barrières la glace glisserait naturellement vers l’océan où elle fondrait.

C’est notamment ces barrières de glace qui empêchent la fonte de milliers de kilomètres cubes de glace. A défaut, le niveau des océans pourrait connaître une très haute augmentation.

Une partie de cette barrière de glace vient de s’éclater provoquant un effet domino risqué. En effet, elle n’est plus en mesure de retenir la glace. En conséquence le reste de la barrière supporte plus de pression et devenant plus fragile, pourrait se désintégrer plus facilement. Parallèlement, le réchauffement climatique contribue aussi à la fonte des glaciers continentaux.

 

Sources :

 

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