Prescrire un médicament en fonction de son efficacité et de son faible impact environnemental, c’est possible en Suède

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Avec un coût annuel de plus de 21 Milliards d’euros, la France se positionne en 4e pays, plus gros consommateur de médicaments, derrière les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne. Mais le coût n’est pas élevé que financièrement, il l’est aussi et avant tout pour notre santé et notre environnement !

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Les médicaments, une source de rejet environnemental

Un médicament est une substance possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales. S’ils ont vocation à soigner les êtres vivants, ils n’en sont pas moins impactant pour notre environnement.

Qu’il s’agisse de leur conception, de leur fabrication, de leur utilisation ou de leur dégradation, il n’existe pas une étape sans qu’il n’y ait de rejet de substances médicamenteuses dans l’environnement.

A destination des humains, ou pour les animaux, ces rejets médicamenteux se retrouvent principalement dans les milieux aquatiques, les sols et donc dans les nappes phréatiques, mais aussi dans les stations d’épuration. En définitive, ces résidus se retrouvent dans notre alimentation et dans notre eau « potable ».

Santé et environnement, deux notions indissociable 

Dans nos sociétés occidentales actuelles, la place du médicament n’est plus à démontrer. Pour autant, il ne devrait pas être fait le choix de la santé plutôt que de l’environnement lorsque l’on sait qu’in fine, c’est notre santé qui est remis en cause. Les pollutions et contaminations que nous engendrons sont bien plus dangereuses à l’échelle humaine, que pour la planète elle même.

L’environnement constitue les éléments vitaux de l’être humain, qu’il s’agisse d’aliment, d’eau ou d’air. Il est donc indispensable de le protéger.

L’exemple suèdois

En Suède, il n’a pas été question de faire un choix, mais simplement de concilier les deux notions : la santé et l’environnement.

Ainsi, durant les années 2003-2005, à Stockholm, il a été créé un indicateur suédois appelé « indice PBT » (Persistent Bioaccumulative and Toxic). Celui-ci permet de déterminer la toxicologie des médicaments. L’échelle va de 1 à 9 selon le taux de rejet dans les urines des molécules qui  composent le médicament ; 9 étant particulièrement nocif pour l’environnement.

Ce système a vocation à, d’une part, informer sur la toxicité des molécules présentent dans le médicament, d’autre part à en évaluer son impact sur la santé et enfin à protéger l’environnement en incitant à recycler ses médicaments.

En 2010, ce système de classification a été généralisé à l’ensemble du marché suédois.

En tant que quatrième consommateur de médicament au monde, la France aurait tout à gagner à suivre l’initiative suédoise.

Sources :

https://www.cairn.info/revue-sante-publique-2010-3-page-325.htm

http://www.juristes-environnement.com/article_detail.php?id=3127

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Léa ZOHAR

Master 2 GEDD à la faculté de droit de Strasbourg

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