ISO 20400 : nouvelle norme “Achats Responsables”

Email this to someoneTweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on LinkedIn0

60%. C’est le pourcentage moyen de son budget qu’une entreprise consacre aux achats. L’entité qui se lance dans une démarche de responsabilité sociétale se doit donc de s’interroger sur ses pratiques d’achats, et depuis cette année, elles ont même une norme ISO en la matière : l’ISO 20 400 « achats responsables ». L’espoir est de motiver les entreprises à aller vers une meilleure gestion de leur chaine de sous-traitance, en ayant ainsi la possibilité de faire reconnaitre leur démarche.

 

Les achats responsables n’avaient pas de norme internationale.

La France s’est posée en leader en proposant à l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO), la création d’une norme invitant les entreprises à s’interroger sur les risques et les opportunités, et sur le management des thématiques liées aux achats durables. Plus de 52 pays ont participé à l’élaboration de la norme, 38 participants et 14 pays observateurs.

 

Concurrence avec le label français ?

Il existe un label d’Etat : le label Relations fournisseur responsables. Délivré par les pouvoirs publics, plus précisément la Médiation des entreprises et le Conseil National des Achats, ce label est assez sévère puisqu’à ce jour, seulement 38 entreprises ont obtenu le label. Au risque de voir la norme ISO ou le label décrédibilisé, une convergence entre les deux référentiels est au programme.

Les exigences du label français et de la norme ISO 20400 sont similaires : ils concernent notamment le respect des intérêts des fournisseurs et des sous-traitants, la lutte contre la corruption, la promotion de relations durables et équilibrées, l’égalité de traitement entre tous les fournisseurs, l’intégration de facteurs environnementaux et sociétaux dans le processus d’achat …

 

Achats responsables, une pratique bénéfique pour l’entreprise.

La politique achats responsables est un fondement de la RSE. C’est la preuve qu’une entité prend en compte son environnement, et qu’elle exige la meilleure relation possible avec ses fournisseurs : une relation équilibrée et équitable. Le risque est que cette pratique soit vue par l’entreprise comme une contrainte. Néanmoins, des études montrent que les pratiques responsables dans les achats permettent notamment d’améliorer l’image de marque (90% des entreprises sondées), de développer des relations fortes, fiables et durables avec les fournisseurs (70%), d’offrir des produits et services plus innovants (50%), améliorer les classements dans les indices financiers « verts » (45%), et réduire les coûts (30%).

 

Une norme non-certifiable.

De même que la norme ISO 26 000, et comme souvent en matière de responsabilité sociétale de l’entreprise, cette norme est “volontaire”. Cela signifie qu’elle ne peut faire l’objet d’une certification. Les organismes comme l’AFNOR (Association Française de normalisation) proposent pour y remédier des évaluations sur des grilles issues des exigences de la norme.

 

Contenu :

Fondé sur la norme ISO 26 000, l’ISO 20400 contient de même 7 questions centrales :

  • Les communautés et le développement local
  • Les questions relatives aux consommateurs
  • La loyauté des pratiques
  • L’environnement
  • Les conditions et relations de travail
  • Les droits humains.

 

Sources :

https://www.iso.org/fr/standard/63026.html

http://www.afnor.org/actualites/achats-responsables-ont-desormais-norme-volontaire-iso-20400/

http://www.decision-achats.fr/Thematique/tendances-achats-1039/Breves/norme-Achats-responsables-Iso-20400-ete-adoptee-314064.htm

https://fr.slideshare.net/javiercaravantes9/2017-hec-ecovadis-sustainable-procurement-barometer

http://www.relations-fournisseur-responsables.fr/le-label-relations-fournisseur-responsables/

 

 

 

 

Email this to someoneTweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on LinkedIn0

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *