La route du futur pour une ville plus confortable

Après des années de développement rapide à travers le monde, les villes entreprennent une modification de leur urbanisation et de leurs infrastructures qui permet de prendre en considération des améliorations du quotidien qui n’avaient pas été pensées alors, mais qui est bienvenu, et ce, notamment aux vues des événements climatiques qui s’accentuent.

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La route contre le réchauffement

D’une part, les îlots de chaleur urbains, qu’on essaye de compenser habituellement, par la mise en place d’espaces verts, peuvent également être réduit grâce à d’autres procédés. En effet, la ville de Los Angeles, en Californie est en train de tester une méthode que les experts en écologie prennent au sérieux : « la chaussée fraîche ». Dans cette ville où, les températures estivales dépassent régulièrement les 40°, la méthode testée pour éviter les îlots de chaleur est peu coûteuse et simple à appliquer. Appliquer, c’est le mot, car il s’agit d’un revêtement blanc grisé qui recouvre la chaussée existante. L’idée est la suivante: le bitume qu’on met en couche supérieur des chaussées, s’il a des vertus, d’adhérence, acoustique et parfois même écologique par le recyclage des graves issues d’anciennes routes ou de chantier le permettant, il pose le problème d’emmagasiner la chaleur des rayons solaires à hauteur de « 80 à 95 %[1] ».

En revanche, le revêtement fabriqué par la société Guartop et testé par la mégalopole, du fait de sa couleur clair à la faculté de dériver les rayons reçus et donc, la chaleur. Lors de l’application de ce produit, il a pu être remarqué que même avant la deuxième couche, la température passait des 42/43° à 36° C. Cette technologie « coûte 40 000 dollars par mile (1,6 km) pour sept ans[2] » selon Alan Barreca, professeur de sciences environnementales à l’université UCLA (Californie) et on en est seulement aux prémices de cette technologie qui peut s’avérer très efficace. Et ce, notamment dans les banlieues à forte densité ; elle a l’avantage de bénéficier à tout le monde comme le fait remarqué Alan Barreca en faisant une analogie avec la climatisation réservée aux riches. Le revêtement permet par la même, d’éviter une consommation excessive relative à l’utilisation de la climatisation, qui produit beaucoup de gaz à effet de serre et dont on arrive difficilement à recycler tous les composants. Il reste cependant à analyser à qu’elle vitesse ces chaussées se salissent eu égard l’utilisation au quotidien.

La route contre les inondations

A l’inverse de cette technologie qui permet d’éviter la chaleur dans les villes, une autre technologie routière a été développée, cette fois ci par le groupe Lafarge, pour répondre au risque des inondations urbaines dues à l’imperméabilisation des sols. En effet, le béton Hydromédia est capable d’absorber une quantité estimée à 3000 litres d’eau par minute. Ce produit, vendu comme ayant un coût peu cher en vertu de sa capacité à éviter de mettre en place un système drainant en plus de la structure de la route est issu d’une amélioration d’un béton existant déjà depuis environ 50 ans. L’amélioration reçue par se béton est l’amélioration de sa structure qui lui permet dorénavant de résister au poids des véhicules. Outre l’avantage de drainer l’eau et d’éviter les inondations, ce béton a, à l’instar de la chaussée fraîche, permet également un confort urbain en diminuant la température de la chaussée par des températures élevées. Sa structure plus aérée lui octroie une résistance à la chaleur qui fait chuter d’environ 7° C celle de la chaussée. En revanche, ce béton est plutôt destiné à des espaces où la circulation n’est pas excessive, la société Lafarge vise surtout « trottoirs, passages piétons, rues piétonnes, pistes cyclables, parvis, cours d’écoles, centres commerciaux, parcs, places, chaussées à trafic léger (poids lourds occasionnels), parkings, etc[3] ». Il faut en plus mettre en évidence que l’eau qui s’infiltre dans la chaussée à une conséquence géographique non négligeable, celle de ne permettre l’application de ce béton que dans des zones peu touchées par le froid, puisque le gel de l’eau risque de fracturer la chaussée.

Force est de constater que depuis que la prise en compte de manière importante des problématiques portant sur les voies de communications bétonnées des grandes villes, de leur adaptation, ainsi que de leur confort quotidien. Cela permet aussi, que toutes les routes mènent au développement durable.

[1] http://www.lemoniteur.fr/article/los-angeles-experimente-les-chaussees-fraiches-contre-les-ilots-de-chaleur-urbains-34761212.

[2] Idem.

[3] https://www.lafarge.fr/hydromedia

http://www.lepoint.fr/innovation/inondations-le-beton-qui-prend-l-eau-05-01-2016-2007145_1928.php

https://pixabay.com/en/city-manhattan-sunset-town-569093/

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