Eau virtuelle, quand on consomme plus que ce que l’on imagine.

Qu’est ce que c’est ?

 

L’eau virtuelle, qu’est ce que c’est ? En dehors de l’eau que nous consommons directement, pour nous hydrater et pour nous laver par exemple, nous consommons indirectement de l’eau via les productions industrielles et agricoles. Il s’agit de l’eau non apparente que nous consommons en achetant un produit ou en profitant d’un quelconque service. L’eau virtuelle est un concept qui a été créé par le professeur John Anthony Allan dans les années 1990, qui s’est d’ailleurs vu décerner le Stockholm Water Prize en 2008. Il a été le premier à démontrer un lien entre l’eau, en tant que ressource, et l’agriculture, la politique ainsi que l’économie.

 

 

 

Seulement 10 % de la consommation mondiale en eau douce est utilisée pour l’accomplissement des tâches quotidiennes, à savoir : la cuisson, le bain, le nettoyage ou encore boire…), alors que 70% de cette eau est utilisée pour la production agricole. Afin d’estimer la quantité totale d’eau virtuelle utilisée pour une production, il faut diviser et séparer toutes les étapes de production et de l’ensemble du cycle de vie du produit ou du service. Ainsi, la quantité d’eau utilisée pour la production d’une paire de chaussures est de 8 000 litres, de 1 000 litres pour une baguette, de 5 000 litres pour 1kg de coton ou encore de 15 500 litres pour la production d’1kg de bœuf. La liste est encore longue et selon une étude un belge consommerait 7 400 litres d’eau virtuelle par jour.

 

Le commerce mondial de l’eau virtuelle

 

L’eau virtuelle fait l’objet d’un commerce international dont les chiffres sont faramineux : environ 74 millions de litres d’eau virtuelle est exportée ou importée toutes les secondes dans des échanges mondiaux. Ce commerce concerne principalement, dans un premier temps, la production de coton et d’autres oléagineuses, puis la production de céréales et de viandes.

Ce commerce international est né de la constatation de l’augmentation de l’importation dans un pays qui se trouve justement en carence de cette précieuse ressource. Le pays en question évite donc une consommation excessive de ses ressources en eau en important le produit souhaité. Par exemple, l’Inde est un importateur d’eau virtuelle. Elle remplace la production de riz par la production d’oléagineuses, ce qui lui permet de faire une économie en eau d’une hauteur de près de 15 milliards de m3 d’eau par an. Et au contraire, la Tunisie est un grand exportateur d’eau virtuelle via sa production d’huile d’olive.

 

Les solutions envisageables pour réduire la consommation d’eau virtuelle

 

Le commerce international est a priori une possible solution pour une gestion durable de l’eau, où chacun des pays opte pour l’agriculture la plus adaptée à son territoire. Mais cette gestion est loin d’être équitable, les pays ayant un accès à l’eau plus ou moins aisément. De plus, la sécheresse de plus en plus menaçante rend cette gestion encore plus difficile. On entre dans un cercle vicieux.

 

Des modes de production alternatif et plus élaborés peuvent permettre d’économiser l’utilisation d’eau virtuelle. La technologie, pour ceux qui y ont accès, permet de mieux gérer cette ressource. Par exemple :

  • L’irrigation au goutte à goutte
  • Les réseaux automatisés de capteurs d’humidité du sol
  • Les systèmes de micro irrigation
  • La permaculture
  • L’hydroponie et la bioponie

 

Sources

 

https://www.encyclo-ecolo.com/Eau_virtuelle

http://future.arte.tv/fr/leau-virtuelle : pour calculer son empreinte eau

http://les.cahiers-developpement-durable.be/outils/eau-virtuelle-et-empreinte-aquatique/

http://www.linternaute.com/savoir/dossier/eau-virtuelle/cereales.shtml

 

 

 

 

 

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