L’éolien : quel impact sur l’avifaune ?

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Le Roitelet à triple bandeau

Le Roitelet à triple bandeau

En juin 2017, une étude portée sur les conséquences de l’activité éolienne sur l’avifaune est réalisée pour la première fois à l’échelle nationale. C’est la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), une association de protection de l’environnement créée en 1912 qui est à l’initiative de cet état des lieux. En 1986, l’association prend la forme d’une organisation à but non-gouvernementale. Elle compte aujourd’hui 45 000 adhérents, 5 000 bénévoles actifs, 400 salariés permanents dispersés en France. Elle œuvre en faveur de la protection des espèces, la préservation des espaces sensibles et la sensibilisation du grand public. La LPO a compilé et analysé pendant un an, 197 rapports de suivis réalisés sur un total de 1 065 éoliennes réparties dans 142 parcs français.

 

Avant chaque projet éolien, une étude environnementale est réalisée dans l’objectif d’étudier et de minimiser les effets directs et indirects des éoliennes sur son environnement. L’ensemble des espèces d’oiseaux d’une zone donnée (avifaune) peut être affectée par le mouvement des pâles d’une éolienne. Selon l’étude, le nombre de cas de collisions constatées est extrêmement variable d’un parc à l’autre et apparaît relativement faible au regard de l’effort de prospection mis en œuvre : 37 839 prospections documentées ont permis de retrouver 1 102 cadavres d’oiseaux. L’estimation de la mortalité réelle (prenant notamment en compte la durée de persistance des cadavres et le taux de détection) varie selon les parcs de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an, des résultats comparables à ceux obtenus aux Etats-Unis (5,2 selon Loss et al, 2013) ou au Canada (8,2 selon Zimmerling et al, 2013).

La mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1 000 m des Zones de Protection Spéciale (zones Natura 2000 au titre de la Directive Oiseaux) et elle y affecte bien plus qu’ailleurs les espèces patrimoniales.
Les parcs les plus anciens – ceux mis en service avant 2004 – étant plus souvent que les autres situés dans des espaces naturels et à proximité des ZPS, il conviendra d’être très vigilant pour toute démarche qui consisterait à simplifier leur renouvellement sans prise en compte sérieuse des enjeux portant sur la biodiversité.

Enfin, il faut rappeler que cette mortalité reste moins importante que celle causée par les énergies fossiles et la pollution…

 

Pour Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO : « les transitions énergétiques ne peuvent s’exonérer de la prise en compte de la biodiversité et sont condamnées à réussir ensemble ».

 

Sources :

https://www.lpo.fr/

https://www.lpo.fr/actualites/impact-de-l-eolien-sur-l-avifaune-en-france-la-lpo-dresse-l-etat-des-lieux-dp1

http://eolien-biodiversite.com/IMG/pdf/eolien_lpo_2017.pdf

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