La colonne Morris à microalgues, le puits de carbone urbain du futur?

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Depuis quelques années, les pics de pollution deviennent de plus en plus nombreux.
Particulièrement fréquents cet hiver, ils font peser sur la société un enjeu sanitaire certain.
En collaboration avec Suez, la start-up libournaise Fermentalg développe un nouveau produit pour capter CO2, NO2 et particules fines afin d’améliorer la qualité de l’air dans les villes : la colonne Morris dépolluante.
Esthétique et se fondant parfaitement dans le paysage urbain, cette colonne sera mise à l’essai dès cet été et pour 1 an Place d’Alesia dans le XIVème arrondissement parisien.

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Une colonne urbaine

Cette colonne verte est une adaptation de la célèbre colonne Morris, support d’informations (culturelles notamment) typique de Paris
Présentée lors de la COP21 tenue à Paris en fin d’année 2015, cette colonne sera installée place d’Alesia. Il s’agit d’un carrefour fortement pollué en raison de dizaines de milliers de véhicules (plus de 70 000 !) qui la traversent quotidiennement.
Haute de 4 mètres, il s’agit d’une colonne en verre remplie d’eau contenant des microalgues avides de dioxyde de carbone et de dioxyde d’azote.

Une colonne écologique

Grâce à la photosynthèse, ces organismes vivants vont absorber les gaz polluants et, par là même, se multiplier tout en produisant de l’oxygène. Une fois trop nombreuses, les microalgues seront évacuées vers la station d’épuration la plus proche via le réseau d’assainissement. Cette biomasse sera transformée par méthanisation ou par incinération en biogaz ou en biométhane qui sera par la suite réinjecté dans le réseau du gaz de ville.
Une de ces colonnes permettrait de capter 1 tonne de CO2 par an, soit l’équivalent de la capacité d’absorption de 100 arbres.

C’est une solution durable et circulaire puisqu’à partir de gaz polluants absorbés, la colonne Morris permet de produire de l’énergie verte.

Une colonne d’avenir ?

Le sort de cette colonne Morris dépendra des résultats de ce test en conditions réelles.
S’il se révèle concluant, la phase industrielle de ce projet pourrait démarrer dès la fin de l’année 2017. On pourrait alors voir ces puits de carbone se multiplier dans les grandes aires urbaines.

L’un des atouts de la colonne dépolluante est d’utiliser l’immense potentiel des algues vertes. Ces plantes, qui poussent partout et à grande vitesse, forment des puits de carbone et ont de grandes qualités énergétiques (elles peuvent produire du biogaz mais aussi du biocarburant).

L’inconvénient de ces colonnes Morris est la nécessité d’un déploiement majeur pour que leur impact soit significatif sur la qualité de l’air et pour la production d’énergie renouvelable. L’expérimentation doit permettre de répondre aux interrogations quant aux performances et aux coûts de ce dispositif.

C’est oublier que les meilleurs puits de carbone sont naturels (océans, forêts et tourbières). Ils collectent 50% des émissions carboniques de l’Homme mais leur effet « puits de carbone » diminue de plus en plus en raison des dégradations que nous leur portons.

SOURCES :

https://www.consoglobe.com/paris-sapprete-tester-une-colonne-morris-depolluante-cg

http://www.rtl.fr/actu/environnement/pollution-de-l-air-paris-va-tester-une-colonne-morris-depolluante-7788182262

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/colonne-morris-depolluante-dans-paris-comment-ca-marche-945221.html

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/15/pollution-de-l-air-paris-va-tester-une-colonne-morris-depolluante_5111649_3244.html#RzRo5hyyIbiJYsSE.99

http://positivr.fr/colonne-morris-micro-algues-capter-pollution/

http://franceurbaine.org/paris-teste-un-puits-carbone-pour-purifier-air

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