Les énergies renouvelables ont représenté la majorité des nouvelles capacités de production dans le monde en 2016

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Pour la seconde année consécutive, les nouvelles capacités d’énergies renouvelables ont dépassé celles des fossiles. En 2016, 153 GW d’ENR ont été installés, soit 55,3% du total, contre 149 GW en 2015. La production d’électricité d’origine renouvelable atteint 11,3% du total au niveau mondial. Le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) souligne également la dynamique du solaire, qui surpasse pour la première fois depuis 2013 l’éolien, avec 75 GW installés contre 54 GW.

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L’Asie à la pointe, l’Amérique du Nord en croissance, l’Europe en repli

La tendance observée ces dernières années se confirme. L’Asie reste largement en tête des investissements renouvelables, avec plus de 60% des nouvelles capacités. La Chine concentre à elle seule près de 60 GW de capacités installées, environ 40% du total mondial. L’Amérique du Nord totalise 24 GW, son record historique. En parallèle, le marché européen installait 20GW d’ENR, en baisse par rapport au début de la décennie.

 

Une baisse des investissements financiers

Paradoxalement, les investissements en ENR ont baissé de 23% en 2016 par rapport à 2015, s’établissant à 241 milliards de $. Ceci traduit deux tendances aux significations opposées. D’une part, les ENR sont de plus en plus compétitives, le coût de la technologie diminuant. Le photovoltaïque a vu ses prix au MW baisser de 13,5%, l’éolien offshore de 11,5% et l’éolien terrestre de 10%. Ces projets sont aujourd’hui compétitifs, capables de rivaliser avec les énergies conventionnelles en matière de coût de production.

D’autre part, et plus négativement, certains pays ont vu leurs investissements diminuer, y compris en termes de capacités. Ainsi les investissements en Chine ont plongés de 32% en 2016, à 78 milliards de $, brisant une spirale de croissance de 11 années consécutives. Et la capacité installée a reculé de plus de 8% comparé à 2015. Cette situation peut notamment s’expliquer par la réduction des tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque. La situation est encore plus inquiétante au Chili ou au Maroc, qui ont constaté une baisse des investissements en valeur de plus de 60%, liée notamment à des retards dans les procédures d’appels d’offres et les financements.

Ce double constat souligne la fragilité du secteur des ENR. S’il gagne en compétitivité, il reste très exposé aux aléas politiques et financiers.


11 pays européens ont déjà atteint leur objectif 2020

Au niveau européen, si le leadership acquis au tournant des années 2000 semble dorénavant éloigné, le constat n’est toutefois pas totalement négatif. L’objectif de 20% d’ENR dans la consommation finale d’énergie dans l’Union européenne en 2020 semble pouvoir être atteint. Ce taux a atteint 16,7% en 2015 d’après Eurostat, et 11 pays européens ont d’ores et déjà atteint leur cible. Il s’agit de la Bulgarie, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Croatie, l’Italie, la Lituanie, la Hongriela Roumanie, la Finlande et la Suède. L’Autriche et la Slovaquie sont elles aussi très proche d’atteindre leur objectif.

Et la France dans tout cela ? D’après Eurostat, le taux d’ENR dans l’hexagone en 2015 était de 15,2%. Loin encore donc de l’objectif de 23% pour 2020, et de 32% pour 2030.

 

Sources

Actu Environnement

International Renewable Energy Agency (IRENA)

Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)

Eurostat

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1 réponse

  1. les énergies renouvelables ont progressé

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