Pollution de l’environnement et mortalité infantile

Dans un communiqué de presse du lundi 6 mars, l’OMS annonce que la pollution de l’environnement entraîne 1,7 million de décès d’enfants par an. La mort d’un enfant sur 4 dans le monde est ainsi due à la pollution. Cette annonce fait suite à la publication de deux rapports, intitulés « Inheriting a Sustainable World: Atlas on Children’s Health and the Environment » et « Don’t pollute my future! The impact of the environment on children’s health ».

 

Tendances globales.

Les rapports font état d’une amélioration substantielle, depuis les années 1990, de la santé des enfants dans le monde : la mortalité infantile était alors de 12,7 millions, aujourd’hui elle est de 5,9 millions. Depuis 1990, 2,1 milliards de personnes ont vu leurs conditions d’hygiène améliorer. A titre d’exemple, 2.6 milliards de personnes ont reçu un meilleur accès à l’eau potable, et le nombre de décès pour cause de diarrhée mortelle des enfants de moins de 5 ans a été divisé par deux.

Mais ce progrès n’est cependant pas uniforme : le monde change et les premières victimes en sont les enfants. L’urbanisation, l’industrialisation, la mondialisation, les modes de consommation dits « insoutenables », les changements climatiques … sont des facteurs de risques environnementaux émergents. Les rapports soulignent le fait que ces facteurs sont modifiables mais surtout prévisibles, et que nous avons les moyens d’agir.

 

Quels en sont les causes ?

La pollution de l’air en premier lieu, intérieure ou extérieure, qui a représenté 15.5% de la mortalité infantile en 2016. Près de 570 000 enfants de moins de 5 ans meurent d’infections respiratoires attribuables à la pollution de l’air. La pollution domestique, liée à des mauvaises conditions énergétiques (gaz toxique des moyens de chauffage et de cuisine comme le bois, le charbon, le fumier et les déchets végétaux brûlés), montre la nécessité de vivre dans un foyer sain. La pollution atmosphérique est aussi un enjeu : la moitié de la population urbaine vit dans une ville qui excède de 2.5 fois ou plus les niveaux de particules acceptables définis par l’OMS.

Les mauvaises conditions sanitaires et d’hygiènes, causant des maladies infectieuses comme la malaria, la dengue, la maladie de Lyme, le virus Zika. Mais aussi l’augmentation de cancers due à la trop grande présence d’UV dans l’atmosphère. L’augmentation rapide du nombre d’enfants obèses, développant des formes de diabètes, ou des problèmes de thyroïde.

La présence de produits chimiques dans la nourriture (dans le lait, et dans les animaux que nous mangeons) mais aussi dans les produits d’hygiènes, notamment dans les couches pour bébés, dont la teneur en glyphosate a fait récemment scandale.

Enfin, l’exposition aux déchets électroniques (E-waste), dont on constate une augmentation de 19% entre 2014 et 2018, sans qu’une solution durable soit trouvée. Les enfants sont particulièrement sensibles aux neurotoxines contenues dans le plomb par exemple, menant directement à des cancers, des maladies génétiques, des problèmes endocriniens et dans la reproduction, des maladies des os, des reins, des poumons et des maladies cardiovasculaires.

 

De nouvelles mesures à prendre.

L’OMS alerte sur la nécessité d’instaurer de nouvelles politiques pour contrecarrer l’impact de la dégradation de l’environnement sur la santé des enfants.

Seulement 40% de la population mondiale vit dans un pays où il existe une législation sur le tabac.

Seuls 46% des pays ont un centre anti-poisons, les manquent se situant en Afrique et en Asie.

Il faut continuer la lutte pour l’accès à une eau non-contaminée, réduire la pollution de l’air intérieure en travaillant sur les infrastructures énergétiques, améliorer l’accès à l’électricité, réduire la pollution de l’air extérieure par le développement des énergies renouvelables, baisser les émissions de gaz à effet de serre, et se tourner vers un mode de consommation plus durable.

 

 

Sources :

http://www.60millions-mag.com/2017/01/24/des-residus-toxiques-dans-les-couches-pour-bebes-10917

 

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2017/pollution-child-death/fr/

 

http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/254677/1/9789241511773-eng.pdf?ua=1

 

http://www.who.int/features/factfiles/children_environmental_health/fr/

 

http://www.who.int/phe/breathe-life/fr/

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1 réponse

  1. avis sanovia dit :

    De nouvelles mesures à prendre en 2017 .

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