Les énergéticiens français misent sur le renouvelable au Chili

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EDF et Total, mastodontes français du secteur de l’énergie, ont fait du Chili un pays clé de leur expansion internationale. Le pays sud-américain bénéficie de conditions climatiques particulièrement favorables aux énergies renouvelables, et attire les investissements étrangers dans le secteur. Il s’est d’ailleurs fixé un objectif de 70% d’électricité renouvelable d’ici 2050.

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Les centrales solaires les plus efficientes du monde

Le désert d’Atacama, situé au nord du pays, offre le plus haut niveau d’ensoleillement au monde. La production d’électricité photovoltaïque y est donc particulièrement intéressante, avec un coût de l’ordre de 30 dollars par MWh, moitié moins que le charbon. A titre de comparaison, le solaire européen est près de trois fois plus cher. Ces conditions exceptionnelles favorisent la multiplication des projets de centrales solaires, qui intéressent tout particulièrement les énergéticiens français.

Total, via sa filiale Sunpower, a inauguré début 2015 le parc PV Salvador, d’une puissance de 70 MW. Et le groupe français a remporté en 2016 le contrat d’alimentation en énergie solaire du métro de Santiago, la capitale. Pour ce faire, SunPower construit le parc El Pelicano de 100 MW, qui devrait rentrer en fonction fin 2017.

EDF profite lui aussi du soleil chilien. L’électricien français y a inauguré en décembre dernier son plus grand parc solaire au monde, celui de Bolero. Doté de 475 000 panneaux et d’une puissance de 146 MW, il alimentera principalement les mines de cuivre de la région d’Atacama. Au même moment a débuté la construction du parc de Santiago Solar, d’une puissance de 115 MW. Il devrait être opérationnel mi-2018.

 

L’éolien et les énergies marines en ligne de mire

Mais le Chili n’a pas que du soleil à offrir. Ainsi, EDF a investi dans le futur parc éolien de Cabo Leones. Egalement situé dans l’Atacama, le projet de 115 MW doit entrer en service courant 2017.

En parallèle, DCNS a inauguré courant 2016 un centre de R&D consacré aux énergies marines renouvelables à proximité de Valparaiso. Le spécialiste français de l’industrie navale, qui participe notamment à un projet d’éoliennes flottantes au large de la Provence, se focalisera sur l’impact environnemental des énergies marines, ainsi que l’encrassement biologique (le dépôt d’organismes vivants sur les structures immergées).

 

Le nécessaire investissement dans les infrastructures de réseau

Pour des raisons à la fois historiques et géographiques, le réseau électrique national est quasiment coupé en deux. Il existe en effet le réseau central, qui alimente les principales villes du pays, et le réseau nord, qui dessert les localités de la région d’Atacama. Les deux réseaux ne sont que très peu interconnectés. Or la production d’électricité renouvelable se fait très majoritairement au nord du pays, entraînant fréquemment des périodes de surproduction. L’électricité y a été si abondante au printemps 2016 qu’elle a été gratuite pour les consommateurs résidentiels pendant 113 jours ! Si ces derniers s’en réjouissent, ce n’est pas le cas des producteurs, privés de revenus. Le gouvernement a en conséquence annoncé la création d’une ligne de transport d’électricité de plus de 600 km pour connecter ces deux réseaux, qui sera construite par … Engie.

 

Sources

Les Echos

L’Usine Nouvelle

SunPower

EDF

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1 réponse

  1. sanovia dit :

    100% des trains hollandais fonctionnent grâce aux éoliennes .

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