Pollution numérique : Nettoyer sa boite mail, un écogeste à la portée de tous

Les technologies de l’information et de la communication ont pris une place prépondérante dans nos vies. Qui ne regarde pas son smartphone en se réveillant ? Et bien, il faut savoir que l’utilisation de nos nouveaux compagnons électroniques représente aujourd’hui 2% des émissions de CO2 dans le monde.

Dans cet article, nous allons nous intéresser principalement aux e-mails. Inventé en 1971 par Raymond Samuel, cet outil a révolutionné notre façon de communiquer et a littéralement envahi notre quotidien. Il est vrai qu’envoyer un mail est devenu un geste anodin. En 2016, 2,672 milliards d’e-mails ont été envoyés dans le monde, et les prévisions pour 2020 s’élèvent à 3 milliards[1].

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Savez-vous qu’un simple e-mail a un effet négatif sur l’environnement ?

Instinctivement, la dématérialisation de l’e-mail nous donne l’impression qu’il est sans conséquence pour l’environnement, voire même qu’il est bénéfique, puisqu’envoyer un e-mail évite l’utilisation de papier, ainsi que le transport lié à l’acheminement du courrier traditionnel.

La réalité est bien différente : l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), en 2014 dans sa fiche « Internet, courriels : réduire les impacts », a précisé que « l’envoi de 33 courriels d’1 Mo à deux destinataires par jour et par personne génère annuellement des émissions équivalentes à 180 kilos de CO2».

 

Y a-t-il un moyen de limiter cet impact sur l’environnement ?

Pour commencer, il est important de souligner que selon un rapport d’étude publié par McAfee, 80% de nos e-mails sont des spams, c’est-à-dire des courriers électroniques qui ne sont pas sollicités par le destinataire, et qui sont envoyés à un grand nombre de destinataires, le tout dans un but publicitaire ou commerciale.

Ainsi, ces spams et/ou nos anciens e-mails sont, en plus d’être inutiles et énervants pour les internautes, au cœur d’un véritable enjeu écologique. Dans un premier temps, il s’agit de rendre la population consciente que chaque activité numérique a des conséquences environnementales. Ensuite, il sera nécessaire de faire évoluer les comportements et les habitudes de chacun.

Cleanfox est une start-up française qui nous propose donc une solution. Pour mettre fin à cette multiplication de mails indésirables, elle propose de nettoyer gratuitement votre boite mail, en supprimant rapidement les e-mails qui ne sont jamais lus, et en facilitant le geste de se désabonner des nombreuses newsletters qui encombrent nos boîtes mails.

Pour cela, Cleanfox analyse notre boite mail, puis il suffit d’autoriser ou non, la suppression des e-mails, et si l’on souhaite se désabonner définitivement de certaines newsletters.

A la fin de ce processus, la plateforme indique combien de kilos de CO2 l’opération a permis d’économiser, donnant ainsi un côté gratifiant à la démarche. Pour effectuer ce calcul, Cleanfox se base sur les données de l’Ademe, à savoir que chaque e-mail correspond à environ 10g de CO2.

Ce nettoyage est donc simple et rapide, chacun peut en quelques minutes réduire de manière considérable la pollution numérique dans le monde. Sur son site internet, la start-up affirme qu’« à eux seuls, le spam et les newsletters représentent plus de 90% des flux d’emails. Pourtant, 90% des emails commerciaux ne sont jamais lus. »

Lancé en 2016, Cleanfox annonce avoir déjà supprimé plus de 100 millions de e-mails à travers le monde « sans compter tous ceux qui ne seront plus reçus à l’avenir grâce aux désabonnements », et avoir ainsi permis d’économiser plus d’1 million de kilos de CO2. Après 1 ans d’exploitation, la palme d’or du plus gros pollueur a pu être décernée à Twitter ( seuls 16 % de ses mails sont ouverts par leur destinataire), suivi de près par LinkedIn, et Google.

 

Comment un e-mail peut-il émettre du CO2 ?

L’envoi d’un email nécessite le passage par plusieurs data-centers[2](celui du fournisseur d’accès au réseau de l’expéditeur, puis celui du fournisseur d’accès du destinataire), afin de réceptionner, traiter et stocker le mail. Cela consomme énormément d’énergie, notamment pour alimenter le système de refroidissement de ces data-centers qui fonctionnent 24h/24.

Et si réduire votre impact écologique n’a pas d’importance pour vous, sachez que vider votre messagerie électronique peut tout de même vous intéresser. En effet, notre messagerie est généralement synchronisée avec notre smartphone. Et il faut savoir que tous ces mails inutiles affectent grandement votre consommation de données et donc l’autonomie de la batterie de votre téléphone.

Ne rien faire conduit à augmenter inutilement les émissions de CO2, et vide vos batteries, alors, qui est partant pour un petit nettoyage ?

 

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/spam/10910104

http://www.lille-is-frenchtech.com/understand-french-tech/item/61-data-center-definition-d-un-incontournable-du-numerique.html

http://www.20minutes.fr/high-tech/1953631-20161103-939-mails-non-lus-sauver-planete-commencez-nettoyer-boites

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/09/13/20005-20160913ARTFIG00097-nettoyer-votre-boite-mail-peut-sauver-la-planete.php

[1] https://www.arobase.org/actu/chiffres-email.htm

[2] « Le data center, appelé centre de traitement de données en France est un lieu réel et physique où est regroupé des équipements informatiques, notamment de serveurs ou encore de mainframes. Il permet à une entreprise, qui peut posséder un data center en interne, de stocker des données, de les traiter et de les protéger ».

 

Lire aussi :

Livre papier vs livre numérique : le match

La réduction de l’impact environnemental des data-centers

 

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1 réponse

  1. Laurent Vangeen dit :

    Bonjour,

    Apprenez à lire correctement vos sources svp.

    Vous dites “En 2016, 2,672 milliards d’e-mails ont été envoyés dans le monde, et les prévisions pour 2020 s’élèvent à 3 milliards[1]” ce qui ne correspondait pas du tout aux chiffres que j’avais lu autre part.

    En suivant le lien que vous proposez “[1] https://www.arobase.org/actu/chiffres-email.htm“, on se rend compte que vous avez confondu le nombre d’emails envoyés avec le nombre d’utilisateurs. Le nombre exact d’emails envoyés = 215 milliards/jour!! Bien loin des 3 milliards/an que vous annoncez dans votre article.

    L’erreur existe, je le sais, mais la relecture peut parfois aider.

    Bàv,

    Laurent

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