Des fruits et légumes cultivés en plein Paris via les fermes urbaines

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L’urbanisation a longtemps été synonyme de grignotage de terres agricoles. Les grandes villes constituent cependant aujourd’hui une formidable opportunité pour le développement de fermes urbaines. 

 

Des salades cultivées dans des parkings 

Les fermes urbaines utilisent les espaces inemployés ou abandonnés des villes pour permettre de faire pousser tomates, fraises, carottes et autres, dont certains sont plutôt insolites : parkings, terres pleins et même conteneurs. De nombreux types de milieux se trouvent être favorables à l’agriculture. Plusieurs entreprises et associations se sont lancées sur ce marché porteur, et notamment à Paris, où de nombreuses initiatives ont vues le jour cette année.

Des fruits et légumes sans pesticides, sans OGM, et produits localement

Le manque d’espace et d’accès à la terre sont des contraintes devenues paradoxalement synonyme de qualité et de productivité. En effet, la taille réduite des fermes urbaines et le prix du foncier a contraint celles-ci à l’optimisation et donc à utiliser les meilleures techniques agricoles possibles. Une ferme urbaine serait en moyenne 120 fois plus productive au m² qu’une exploitation traditionnelle.

Verticalité, utilisation de composts, éclairage par lampe LED : toutes ces techniques permettent également aux fermes urbaines d’avancer un autre argument phare : l’absence de pesticides et d’OGM de leurs produits. Cette production locale est également réalisée au plus proche des consommateurs finaux. Autant d’arguments susceptibles de plaire à une population de plus en plus sensibilisée à ces problématiques.

Un potentiel de développement important

Les fermes urbaines sont encore peu nombreuses dans la capitale, mais la surface potentiellement exploitable demeure très importante : les seuls toits de la capitale constituent un espace exploitable de 80 hectares, et une partie des 770 hectares des anciennes carrières de calcaire serait également convertible en ferme urbaine. Toutes ces initiatives sont par ailleurs soutenues par la mairie de la capitale, qui espère la mise en culture de 100 hectares à l’horizon 2020.

Pour autant, les fermes urbaines ne permettront pas à la ville d’atteindre son auto suffisance alimentaire. Elles constituent cependant des démarches intéressantes pour favoriser une production locale, respectueuse de son environnement, et pourvoyeuse d’emplois.

 

Sources : http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/03/18/vingt-mille-fraises-sous-la-terre_5096841_4497916.html

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/agriculture/la-plus-grande-ferme-verticale-du-monde-ouvre-cette-annee_17635

Image libre de droit : https://pixabay.com/fr/légumes-panier-de-légumes-récolte-752153/

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