La permaculture : pour un modèle durable d’agriculture

Suite à une étude approfondie de la permaculture, l’institut national de la recherche agronomique a récemment approuvé cette nouvelle pratique comme une forme d’agriculture non seulement viable mais aussi rentable.

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L’institut national de la recherche agronomique vient de publier son « test de viabilité économique » sur la permaculture. Après 4 ans d’étude de la Ferme du Bec Hellouin en Normandie, le test s’est déclaré positif. Cette nouvelle méthode agricole, encore méconnue, est basée sur une agriculture éthique et durable, économe en énergie et respectueuse de la biodiversité. Par son approche systémique et globale et par sa prise en compte des écosystèmes, elle remet en cause les pratiques actuelles et se place aux antipodes de l’agriculture intensive et productiviste aujourd’hui répandue.

Cette méthode est inventée dans les années 1970 par deux australiens : Bill Mollison et David Holmgren. La permaculture signifiait initialement « agriculture permanente » puis le terme devient « culture de la permanence » dans le but d’en faire ressortir la dimension sociale. Inspirée de l’écologie naturelle et du bio-mimétisme, cette pensée prône le « retour aux sources », autrement dit de s’inspirer du fonctionnement des écosystèmes naturels. En prenant en compte les êtres vivants et leurs relations réciproques, la permaculture rend à nouveau possible une intégration harmonieuse de l’Homme dans son environnement. Cette philosophie peut donc trouver un champ d’application vaste mais nous nous concentrerons ici sur son volet agricole.

Les principes de la permaculture sont la diversité, l’autonomie, la durabilité et la résilience. L’observation minutieuse de notre environnement et de la nature est donc un préalable fondamental. Ensuite, il s’agit d’en reproduire les principes directeurs universels. En voici quelques-uns…

La première règle pour un permaculteur est de laisser le plus de place possible à la nature « sauvage » : pas de labour ou de tonte afin de permettre la création d’humus au sol, un fertilisant puissant, et naturel. Le permaculteur veillera aussi à avoir des plantes vivaces qui appellent à moins d’entretien et à une repousse chaque année.

La permaculture est généralement réservée à de petites surfaces et à un usage optimal de l’espace. A travers la polyculture, elle met à profit la synergie des plantes. Par exemple, la courge, le maïs et le haricot constituent une association positive de par leur complémentarité : le haricot fertilise le sol grâce à ses racines qui fixent l’azote contenu dans l’air, le maïs constitue un tuteur pour le haricot et les feuilles de la courge couvrent le sol et en conservent l’humidité. D’autres « compagnonnages » sont possibles : poireau et fraisier, pomme de terre et ail, navet et laitue, etc.

Enfin, la permaculture remet au centre la biodiversité. Par exemple, les animaux brouteurs ont de nombreux avantages : lutte contre les nuisibles, régulation de la hauteur de l’herbe et fournisseurs d’engrais naturels. De même, mettre le poulailler près d’une serre permettra d’en récupérer la chaleur. Dans cette logique, les haies sont revalorisées car constituent une interface riche en biodiversité et en interactions. La séparation entre deux écosystèmes (« écotone ») est donc particulièrement recherchée entre la forêt et la parcelle cultivée ou avec un point d’eau.

 

SOURCES

http://www.permaculturedesign.fr/le-jardin-en-permaculture/

http://madeinmarseille.net/18445-permaculture-circuit-court-bio/

Source image libre de droit

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