Les nanoparticules : quels effets pour la santé et l’environnement ?

Les nanomatériaux sont des particules dont les dimensions se mesurent en millionième de millimètre. Ces pièces dérisoires sont intentionnellement produites par les fabricants de grandes enseignes et sont présentes dans beaucoup de produits de la vie courante : vêtements, équipements de sport, dentifrices, gommes à mâcher, crèmes à usage cutané, déodorants, maquillages, pansements, peintures, appareils électroniques…, mais aussi dans nos aliments ou le dioxyde de titane (TiO2),connu sous la dénomination E171, est fréquemment utilisé.

Les nanoparticules sont fabriquées à cause de leurs effets colorants, antibactériens, imperméables, anti-UV ou en raison de leur capacité d’évacuer l’humidité. Par exemple le TiO2 est présent dans les bonbons M&M’s car il leur attribue l’effet brillant. De même des nanoparticules d’argent sont utilisées dans les vêtements de sport car ils facilitent l’évacuation de la transpiration. Tout cela sans que l’on connaisse leurs véritables conséquences sur la santé humaine et l’environnement. Un rapport du ministre de l’environnement note que les nanomatières finissent en bout de course dans des décharges, des incinérateurs ou des stations d’épuration des eaux usées. Ainsi de grandes quantités sont rejetées dans l’environnement à l’aide des effluents gazeux issus des incinérateurs ou des eaux épurées pénétrant dans le sol et les sédiments aqueux.

 

L’effet sur la santé et l’environnement

Ces substances insignifiantes portent de graves risques pour la santé humaine. Leur petite taille leur confère la faculté de pénétrer dans les organes des organismes vivants et dans le sang. Selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les nanoproduits peuvent être à l’origine des risques cancérigènes pulmonaires, avoir des effets toxiques pour le système nerveux et présenter des propriétés antibactériennes potentiellement nuisibles pour les écosystèmes. Une nouvelle étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), publiée dans Scientific Reports, démontre que le dioxyde de titane est responsable de lésions cancérigènes sur le colon chez les rats après seulement 100 jours qu’ils en soient nourris. Donc n’attendons pas que les fameuses dragées au chocolat et aux cacahuètes colorées deviennent interdites afin d’arrêter de les manger !

 

Obligation d’étiquetage pour le consommateur

A l’heure actuelle aucune législation étatique ne règlemente le nanomarché. Un règlement européen de 2015 exige que: doit faire objet d’étiquetage toute particule, contenue dans un produit, dont une ou plusieurs des dimensions représente 100 nanomètres ou moins. Doit également être portée à la connaissance du consommateur toute particule d’une taille supérieure mais ayant les mêmes effets que ceux des nanomatériaux. Cependant cette obligation d’étiquetage n’est actuellement pas respectée par les commerçants.

 

L’appel à moratoire de Agir pour l’environnement

Face aux risques potentiels et encore mal connus, l’association Agir pour l’environnement organise, en vertu du principe de précaution, un appel à moratoire sur la production et l’utilisation des nanoproduits dans l’alimentation. Il est organisé sous forme de pétition et sera présenté à la Ministre chargé de l’environnement et l’écologie.

 

Sources :

 

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