Les cycles combinés gaz ou le choix de l’optimisation

Email this to someoneTweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on LinkedIn0

 

Les cycles combinés gaz sont des centrales thermiques qui associent à la fois une turbine à combustion et une turbine à vapeur. Les rejets de chaleur de la première servent à alimenter la seconde. D’après certains écologistes, cette technologie pourrait bien avoir un avenir en France en remplacement du nucléaire.

 

power-plant-1677037_1920

 

Une solution qui présente de nombreux atouts

Les Cycles combinés gaz ( CCG) ont tout d’abord l’avantage d’obtenir des rendements bien supérieurs à une centrale thermique classique. Si le rendement de ces dernières n’excède pas 35 %, les cycles combinés permettent de doubler celui ci, pouvant donc aller jusqu’à 70 %, à quantité de combustible équivalente.

Les CCG présentent également des coûts d’investissement par MW installé plus faible que beaucoup d’autres solutions énergétiques, notamment le nucléaire. Un atout qui rend ces centrales attractives pour de nouveaux entrants sur les marchés de l’électricité, qui ont des capacités financières limitées.

Ces CCG, qui peuvent être démarrés ou éteints en quelques dizaines de minutes, ont également l’avantage de procurer une production très flexible. Une caractéristique particulièrement utile en période de pics de consommation, ou lorsque de nombreux réacteurs nucléaires sont à l’arrêt comme c’est le cas actuellement en France.

Enfin, les CCG, en comparaison avec une centrale thermique classique, permettent de réduire de 50 % les émissions de CO2, de diviser par 3 les émissions d’oxyde d’azote (NOx), et même de supprimer les rejets d’oxyde de soufre (SO2),  de poussières, et d’odeurs.

Une technologie encore peu utilisée en France 

Seul 1 % de la production électrique française est réalisée à partir de gaz, ce qui donne une part encore plus réduite pour les CCG. En comparaison avec l’Italie, qui réalise 40 % de son électricité à partir de cette source d’énergie, et à l’Espagne, qui en réalise 35 %. De nombreux projets sont néanmoins en développement en France  depuis ces 10 dernières années, comme le nouveau CCG de Bouchain, qui remplace une ancienne centrale à charbon. Ce mouvement a cependant connu un coup d’arrêt depuis fin 2013, notamment en raison d’une diminution du prix de l’électricité et du charbon.

En outre, les CCG, comme toutes les autres sources d’électricité en France, viennent en tampon du nucléaire. Les CCG sont en effet exclusivement sollicités en période de pics de consommation, lorsque le parc nucléaire est au maximum de ses capacités. Ils sont donc dans les faits peu utilisés, ce qui réduit leur rentabilité économique à long terme.

Une option qui n’est pas sans défauts

Les CCG, bien que moins polluants que les centrales thermiques classiques, émettent tout de même des gaz à effet de serre ( CO2 notamment), contribuant ainsi au réchauffement climatique.

En outre, le coût d’exploitation de ces centrales demeure très volatile, car dépendant du prix du gaz, lui même influencé fortement par l’évolution des cours du pétrole. Un élément d’incertitude qui peut dissuader plus d’un investisseur, d’autant que les prix de gros de l’électricité demeurent bas en Europe.

Enfin, les CCG, comme toute centrale thermique, utilisent des ressources fossiles comme combustible, qui par définition constituent un stock fini qui n’est pas renouvelable. Si les CCG permettent une optimisation dans l’utilisation de nos ressources fossiles, la meilleure ressource fossile demeure celle que l’on n’utilise pas.

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_combiné

https://www.fournisseurs-electricite.com/infos-pratiques-sur-les-fournisseurs-delectricite/les-centrales-electriques/cycle-combine

http://www.connaissancedesenergies.org/qu-est-ce-qui-differencie-une-centrale-a-gaz-a-cycle-combine-d-une-centrale-classique

Image libre de droit : https://pixabay.com/fr/centrale-électrique-cheminée-1677037/

Email this to someoneTweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on LinkedIn0

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *