La résilience urbaine: trouver des solutions pour les crises contemporaines

Dans le contexte d’urbanisation croissante, les villes du monde, quel que soit leur taille, sont confrontées à un nombre croissant de crises et défis. Il est nécessaire qu’elles soient en mesure de proposer des solutions rapides afin de limiter les dommages et d’assurer la sécurité des habitants.

 

anana

Photo: http://cdia.asia/2013/08/18/100-resilient-cities-centennial-challenge/

 

Qu’est-ce que la résilience?

 

La résilience est la capacité de survivre à un désastre, soit ponctuel (tremblement de terre, attaque terroriste, inondation, etc.) soit chronique (augmentation des températures, cohésion sociale, montée des eaux, etc.). Ces risques, s’ils sont prévus ou si la ville s’est organisée pour mieux les appréhender ou y résister, permettent d’aller vers plus de durabilité.

La résilience urbaine ne renvoie pas seulement à la réduction des risques de catastrophe et des dommages qu’elles entrainent, mais aussi à la capacité à revenir rapidement à un état de stabilité.

La stratégie de résilience d’une ville est transversale et peut donc s’intégrer dans la plupart des politiques de cette dernière. Néanmoins, ces politiques dépendent de la situation unique de la ville et des crises qui la touchent. Ainsi, la résilience peut être un outil pour la planification du développement urbain et d’infrastructures mais aussi pour adapter l’existant.

En effet, comme cela a été souligné lors de la COP21 en décembre 2015, les actions publiques ou privées, ne peuvent pas continuer à l’identique, mais il est nécessaire de corriger nos comportements, que ce soit à petite ou à grande échelle.

 

Un réseau de coopération solidaire pour plus d’efficacité

 

Dans le but de trouver des solutions de manière efficace, le réseau 100 Resilient Cities a été fondé en 2013, à l’occasion du 100ème anniversaire de la Fondation Rockefeller, qui en est à l’origine.

Ce réseau compte parmi ses membres 100 villes du monde entier, capitales ou non, et développées ou peu. Par exemple, Athènes, Bristol, Lagos, Los Angeles, Rio de Janeiro, Seoul, Paris, etc.

Il tend notamment à atteindre une meilleure solidarité entre les habitants et une meilleure résistance des infrastructures. Aujourd’hui, ce réseau est doté de 164 millions de dollars (144,6 millions d’euros) afin de stimuler les politiques de résilience des villes participantes.

Un de ses outils d’actions principaux est l’organisation de séminaires permettant à des villes qui sont confrontées à un même problème de se rencontrer et d’échanger des bonnes pratiques ou trouver des solutions communes. Ainsi, cela présente une opportunité pour ces dernières de pouvoir s’inspirer de ce qui est fait ailleurs en vue de trouver des solutions efficaces à des problèmes communs.

Chaque ville, en fonction de ses caractéristiques propres, détermine ses défis et priorités d’action. Ce travail se fait selon une méthodologie établie par 100 Resilient Cities, qui en suit également l’évolution. Chaque ville désigne un Chef de la Résilience qui est placé, avec son équipe, sous les auspices du maire. Mais, la politique de résilience et sa mise en place sont le résultat d’une coopération entre différentes parties prenantes issues d’horizons divers, ainsi qu’avec des partenaires issus de la sphère privée, tels que des consultants ou des ONG.

 

Sources :

 

www.100resilientcities.org

http://fr.unhabitat.org/urban-themes/la-resilience-urbaine/

http://www.actu-environnement.com/ae/news/interview-sebastien-maire-mairie-paris-resilience-26572.php4

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