Promenades plantées et espaces verts en ville : une intégration des problématiques naturelles dans l’aménagement urbain

Au-delà de l’aspect esthétique, ces espaces offrent des solutions écologiques aux problèmes de densification de territoires déjà urbanisés et s’inscrivent dans la durée.

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Promenade de la High Line à New-York/Source : pixabay.com

La promenade : une manière de rendre attractif et utilitaire des espaces inutilisés de la période industrielle…

Les politiques publiques d’aménagement placent aujourd’hui la question de la nature en ville au cœur des projets urbains. Les événements culturels, les programmes de recherche et les publications scientifiques se succèdent depuis une trentaine d’années. La Coulée verte René-Dumont, anciennement appelée la Promenade Plantée de Paris constitue un bon exemple d’instauration d’espaces naturels récréatifs et utilitaires au cœur des villes.

La Coulée verte René-Dumont est par définition un parc linéaire de 4.5 km du XIIeme   arrondissement de Paris, situé sur le tracé d’une ancienne voie ferroviaire construite en 1859 et désaffectée en 1969, qui s’étend de la place de la Bastille au boulevard périphérique, porte de Montempoivre. Créée en 1988 par Philippe Mathieux et Jacques Vergely, la promenade mêle des espaces de végétation sauvage et variée qui envahissaient autrefois les abords de la ligne de chemin de fer et des aménagements paysagers plus modernes. Celle-ci offre aux promeneurs et à la population des points de vue variés sur les quartiers récents et très typés de cet arrondissement parisien.

….et de conserver et favoriser l’écologie urbaine.

En plus d’offrir des espaces de loisirs aux citadins, les promenades sont de véritables sources d’écologie et de biodiversité. Par exemple, la High Line de New-York, en plus de son aspect récréatif, permet d’avoir jusqu’à 80 % de rétention des eaux de pluie, corrige l’effet d’îlot de chaleur et fournit de l’ombre, de l’oxygène ainsi qu’un lieu d’habitation pour les oiseaux et les insectes.

Dans cette optique, il devient essentiel de protéger la biodiversité, car la présence d’écosystèmes naturels en milieux urbains contribue à la santé publique ainsi qu’à la qualité de vie de la société de plus en plus urbaine. Ce mieux-vivre est rendu possible par des services écosystémiques offerts par ces espaces, tels que la régulation du  microclimat local, la réduction de la pollution atmosphérique et sonore, le drainage des eaux pluviales, le traitement des eaux usées et enfin tous les services d’ordre social et psychologique.

Quelles sont les limites ? Quelle attitude adopter aujourd’hui ?

Certaines zones non strictement considérées comme des parcs « naturels », tels que des arbres dans la rue et le verdissement de certains secteurs à des fins récréatives ne sont pas toujours aménagées d’une manière adéquate du point de vue écologique. En effet, l’usage d’une grande quantité de fertilisants, d’engrais et de pesticides pour l’aménagement de certains espaces verts peut entraîner diverses pollutions, telle que la pollution de l’eau souterraine, mais aussi la mort ou la dégradation de certaines espèces animales ou végétales.

Aujourd’hui, en milieu urbain, les initiatives de conservation de la biodiversité renvoient aux idées de loisirs, car celle-ci, présente dans les villes constitue le témoin de l’évolution de l’architecture du paysage et de l’urbanisme. Il est donc primordial d’allier biodiversité, écologie et bien-être des citadins.

 

Sources

-Tavaux réalisés pour le Concours Gares Multiples, Strasbourg, Avril 2016 : Atelier sur la Gare de Bischheim (revitalisation de la Gare de Bischheim) réalisé par les étudiantes en Urbanisme Justine FERRACCI-RETAILLEAU et Dominique RUPP.

-Arce, Sandra (2009). « Conservation de la biodiversité en milieu urbain : considérations écologiques et analyse du cas de Montréal » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de l’environnement.

-Pierre Donadieu. « Entre urbanité et ruralité/la médiation paysagiste », Annales de la recherche urbaine, 1999.

-Gaëtane Lamarche-Vadel. «le paysage en mouvement/les nouvelles marches urbaines », Annales de la recherche urbaine, 1999.

– Chiara Santini. « Promenades plantées et espaces verts : un regard historique sur la nature en ville de Paris », 2013.

– www.greatmuseums.org

 

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