Mortalité infantile accrue: Installations sanitaires inadéquates et eau impropre au Cambodge

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Une famille sur trois n’a pas accès à une source d’eau potable propre au Cambodge et les effets sont désastreux. Beaucoup d’enfants meurent chaque année à cause d’un des pires bilans d’eau, assainissement et hygiène de la région. Bien que l’on a pu constater beaucoup d’amélioration le nombre de décès pouvant être prévenu n’est pas acceptable.

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Image : Une source propre pour tous les besoins sanitaires dans la province de Siem Reap au Cambodge ; Source : Joseph Roseveare

 

Dans sa plus récente enquête démographique et de santé de 2014 le DHS programme a relevé des données inquiétantes. On remarque une amélioration significative dans une décennie mais la situation n’est toujours pas bien.

Le DHS programme donne des chiffres distincts pour les saisons humides et sèches et distingue entre la population urbaine et rurale. L’accès à l’eau de beaucoup de ménages n’est pas constant durant l’année et dépend fortement de la pluie. Dans la saison humide il n’y a que 16% de la population qui dépend de sources impropres tandis que plus qu’un tiers des Cambodgiens doivent mettre leur santé en danger pour survivre la saison sèche.

La consommation d’eau impropre a des conséquences graves pour la santé, notamment des enfants. Dans son rapport sur la situation d’eau, d’assainissement et hygiène au Cambodge, UNICEF souligne l’importance d’eau potable pour la prévention de mortalité infantile.

Les maladies transmises, notamment les maladies diarrhéiques, mettent la santé en danger. L’eau propre est donc essentielle mais la situation sanitaire est également importante pour prévenir des maladies et des décès.

Dans les milieux ruraux au Cambodge plus de la moitié des personnes pratiquent la défécation en pleine air. Cette pratique est encore très répandue à cause d’un manque d’installations sanitaires. La défécation en pleine air met en danger les sources d’eau disponibles et contribuent énormément à la propagation de maladies diarrhéiques. Selon UNICEF l’utilisation d’installations sanitaires prévient de 30% des décès liés à la diarrhée.

Le nombre de ménages avec un endroit pour se laver les mains au savon a fortement augmenté depuis la dernière étude DHS en 2010. 85% des ménages ont un tel endroit ce qui contribue à l’amélioration de la santé et à la prévention des maladies et  des décès.

La situation d’eau, d’assainissement et d’hygiène a un impact important sur l’économie du pays. Les coûts d’une maladie surpassent les simples coûts directs de traitement, médication et conseil. Les maladies et décès prématurés ont un impact sur la productivité du pays et le coût pour l’économie est énorme. Une étude de 2008 a montré que les coûts engendrés par un mauvais assainissement et une hygiène insuffisante s’élevait à environ 450 million $, soit presque 14% du PIB !

Des améliorations de la situation d’eau, d’assainissement et d’hygiène n’entrainent donc pas seulement une amélioration de la santé publique, mais ont aussi un impact direct sur la performance économique du pays et le bien-être de sa population.

 

Sources :

https://dhsprogram.com/pubs/pdf/FR312/FR312.pdf

http://www.unicef.org/cambodia/8.WASH.pdf

https://www.wsp.org/sites/wsp.org/files/publications/ESI_Cambodia_full.pdf

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