Comment expliquer la baisse du prix du baril de pétrole et quelles en sont ses conséquences?

De 2014 à 2015, le prix du baril de pétrole était déjà passé de 110 à 50 dollars. En janvier 2016, le prix du baril est descendu sous la barre des 30 dollars, une première depuis la crise de 2008.

https://pixabay.com/fr/pompe-jack-gisement-de-p%C3%A9trole-huile-848300/

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Une multitude de facteurs à prendre en compte

Durant ces dernières années, plusieurs facteurs sont intervenus sur la baisse du cours du pétrole : le ralentissement de l’économie en Chine, l’exploitation du gaz de schiste par les Etats-Unis, la levée des sanctions contre l’Iran, ou encore le choix de pays producteurs ne voulant pas diminuer leur niveau de production.

Les raisons de cette baisse du prix du pétrole sont donc actuellement indissociables : d’une part une baisse de la demande mondiale, et d’autre part une accentuation de la production, avec l’arrivée de nouvelles formes d’exploitation.

Le rôle de l’Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite quant à elle participe activement à la guerre des prix du pétrole. Sur 30 millions de barils produits par jour en 2015, l’Arabie Saoudite en a produit le tiers. Il est légitime en effet que les pays producteurs ne veuillent pas couper leur production, ni la réduire, afin de ne pas perdre leur part de marché. Cette stratégie permet alors d’affaiblir ses concurrents, sachant que la rentabilité du pétrole saoudien est à l’ordre de 20 dollars le baril (contre 80 voire 120 dollars le baril pour l’Algérie ou le Nigéria). Cependant, les réserves souveraines des pays du Golfe sont importantes, même si à long terme, elles ne suffiront pas à endosser les déficits actuels (déficit budgétaire de 89 milliards pour l’Arabie Saoudite en 2015). Saudi Aramco (compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures) a alors envisagé début 2016 une entrée en bourse.

Face à ces lacunes du marché, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a convoyé une réunion extraordinaire le 12 janvier pour trouver une solution, mais sans succès. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), 2016 sera la 3ème année consécutive où la production dépasse de 1 million de baril par jour la consommation actuelle journalière. De plus d’ici fin mars, la production mondiale pourrait s’accroître de 300 000 barils par jour dû au levé des restrictions en Iran. Cette hausse sera contrebalancée par la baisse de la production de gaz de schiste aux Etats-Unis.

Sources :

http://www.usinenouvelle.com/article/les-etats-unis-vont-exporter-du-gaz-en-europe-et-c-est-une-petite-revolution.N371912

http://www.usinenouvelle.com/article/quand-le-petrole-de-schiste-fait-baisser-le-prix-du-baril.N321434

http://www.alternatives-economiques.fr/pourquoi-le-prix-du-petrole-baisse_fr_art_1327_70108.html

http://www.blog-illusio.com/2015/02/pourquoi-les-cours-du-petrole-ont-ils-recemment-chute.html

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20160119.CHA4090/chute-du-prix-du-petrole-pourquoi-l-opep-peut-exploser.html

https://www.iea.org/oilmarketreport/

 

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