2015 sera très probablement l’année la plus chaude jamais enregistrée

Si certains doutaient encore de la réalité du réchauffement climatique fulgurant, les derniers chiffres et études de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) pourraient les faire changer d’avis. En effet, selon ses derniers résultats publiés le 25 novembre dernier, 2015 serait l’année la plus chaude jamais enregistrée.

 

Effrayant mais prévisible

Depuis le début du siècle, les records annuels de chaleur se succèdent et s’empilent. 2014 est pour le moment l’année qui détient le record, mais sera très probablement détrônée par 2015.

Un constat effrayant mais prévisible. La NOAA (Agence américaine océanique et atmosphérique) avait déjà dressé un bilan des 7 premiers mois de 2015, les plus chauds jamais enregistrés depuis les relevés commencés en 1880. Puis d’annoncer que 8 des 10 premiers mois de 2015 sont les plus chauds jamais enregistrés.

Comment voir les effets du réchauffement climatique ?

Si certains pays ou continents connaissent des mois historiquement chauds ou secs, d’autres ont pu vivre l’expérience inverse avec des mois plus frais ou plus humides que la “normale”. Selon le climatologue Jean Jouzel, “93% de la chaleur supplémentaire va dans l’océan. Donc ce qu’il faut regarder, c’est l’océan. L’atmosphère et l’océan témoignent du réchauffement climatique”. Ainsi, la baisse des glaces de mers, la fonte des glaciers et l’augmentation du niveau de la mer permettent d’observer les effets du réchauffement climatique.

La NOAA a par exemple indiqué début octobre que “les températures océaniques records avaient déjà entrainé un blanchissement des coraux dans les 3 bassins océaniques du globe”. Et le niveau moyen de la mer lors du 1er semestre 2015 est le plus élevé depuis que les relevés par satellite ont commencé en 1993.

Causes de ce record

Selon l’OMM, ce constat résulte des effets conjugués d’un puissant épisode El Niño et du réchauffement climatique causé par les activités.

El Niño est un courant chaud équatorial du Pacifique (les eaux océaniques relâchent de grandes quantités de chaleur dans l’atmosphère au lieu de l’absorber). Ainsi, les régions d’Amérique centrale et des Caraïbes ont subi un déficit pluviométrique.

De plus, selon le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, en 2015, “les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint de nouveaux pics […] La barre des 1°C de réchauffement sera sans doute franchie”.

Des nuances à apporter

La méthode des relevés météo a beaucoup changé depuis 1880. En effet, à l’époque, nous utilisions des relevés provenant de stations météo urbaines et terrestres. On les trouvait essentiellement dans les pays riches de l’hémisphère Nord. Les navires météo sont ensuite apparus après la seconde Guerre mondiale sans pour autant couvrir une partie substantielle des océans. C’est seulement depuis les années 1980 et l’utilisation de l’altimétrie (mesure de la température des surfaces terrestres et océaniques par des satellites) que l’on a pu obtenir des relevés globaux, supprimant les effets urbains.

Précisons enfin que selon une étude menée sur 5 ans par l’OMM, la période de 2011 à 2015 est la période de 5 ans la plus chaude.

 

De quoi convaincre les climato-sceptiques ?

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