Migrations et déplacements de populations : les enjeux de demain

Cet article fait partie du dossier COP21 : Après notre semaine COP21 à Paris, nous vous présentons une série d’articles pour partager avec vous notre point de vue sur les évènements auxquels nous avons assisté et qui nous ont marqués – conférences, débats, expositions, manifestations, documentaires.

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Alors que la COP21 s’est achevée vers un accord universel sur le climat, mais non contraignant, les derniers rapports du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) annoncent que si l’on n’agit pas efficacement et rapidement, on pourrait se diriger vers une hausse des températures moyenne d’environ 4°C d’ici la fin du siècle (par rapport aux températures de la fin du XXème siècle).

Conséquences actuelles 

D’ores et déjà, le réchauffement de la planète induit une augmentation de l’intensité et du nombre de catastrophes naturelles, une élévation du niveau de la mer, une sertification accrue, etc.

La migration est la plupart du temps saisonnière ou temporaire, cependant si une hausse des températures de plus de 3°C est plausible, ces stratégies volontaires de migration pourront se retrouver perturbées. Par exemple, Kees van der Geest a démontré que les modes de vie nomades traditionnels des bergers au Ghana ont déjà été modifiés dû aux sécheresses plus fréquentes. On peut également citer par exemple certaines îles de Papouasie Nouvelle Guinée qui connaissent actuellement les effets de la montée des eaux, et les conséquences liées : salinisation des cultures, perte de terres cultivables, etc.

La difficulté des prédictions et de la quantification des flux migratoires 

Il est intrinsèquement difficile de prédire la manière dont la population réagirait en cas d’une hausse importante des températures. En effet comme dit précédemment, les migrations sont le plus souvent éphémères et restent internes aux pays. Le phénomène migratoire n’a pas pour seule cause l’environnement, mais une multitude de facteurs est à prendre en considération. Cela rend alors d’autant plus difficile la tâche d’anticiper et de prévoir les migrations climatiques. De plus, les flux migratoires se sont accrus à cause des conflits persistants au Moyen-Orient et outrepassent maintenant les frontières.

Les zones les plus touchées par la hausse des températures seront les villes portuaires, les populations vivant dans des endroits arides ou montagneux ainsi que les zones propices aux catastrophes naturelles.

Exit, l’expo à 360° :

Dans le cadre de notre séjour à la COP21, nous avons eu l’occasion de visionner l’œuvre Exit, au palais de Tokyo.

Exit est une installation vidéo immersive dans laquelle sont projetées, à 360°, six cartes animées : Population et migrations urbaines, Des flux d’hommes et d’argent, Réfugiés politiques et migrations forcées, Catastrophes naturelles, Des mers qui montent, des villes qui disparaissent, Déforestations et langues en danger.

A travers cette vidéo, il apparait très clairement une hausse des phénomènes migratoires au cours de ces dernières années, que cela soit dû aux conséquences du réchauffement de la planète ou des conflits persistants autour du globe. Il s’agit alors de trouver des solutions aujourd’hui pour régler des problèmes encore plus compliqués de demain.

Pour aller plus loin :

https://hommesmigrations.revues.org/1253

http://www.iddri.org/Publications/Migrations-et-deplacements-de-populations-dans-un-monde-a-+4-C-Scenarios-d-evolution-et-options-politiques

https://www.cairn.info/revue-etudes-2011-6-page-727.htm

http://leclimatchange.fr/

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