Le déséquilibre budgétaire écologique de l’humanité

Calculé chaque année par l’ONG Global Footprint, le jour du dépassement (Overshoot Day) est un concept développé par l’institut de recherche anglais new economics foundation.
Le jour du dépassement marque chaque année le moment auquel nous commençons à vivre au-dessus de nos moyens écologiques. Même si ce jour ne représente qu’une estimation des tendances de consommation des ressources, il constitue la meilleure approximation scientifique de l’écart entre notre demande en ressources et services écologiques et la capacité de notre planète à les fournir.

J de depassementCrédit : RTL.fr

Les êtres humains se sont toujours servis des ressources naturelles à un rythme de plus soutenu pour se nourrir, se couvrir et s’abriter. Au milieu des années 1970 nous avons passé un seuil critique où la consommation de l’humanité a dépassé la capacité de la planète à renouveler les ressources consommées.

 
Actuellement en seulement huit mois, l’humanité consomme la totalité du budget écologique annuel de la Terre, ainsi en 2014 le jour du dépassement était le 19 août. Ce phénomène survient malheureusement de plus en plus tôt chaque année, reculant de 2 à 3 jours.

 
Aujourd’hui près de 86% de la population mondiale vit dans des pays dont la demande en ressource dépasse la capacité de régénération de la nature. Par exemple, la Chine compte tenu de sa croissance actuelle a besoin de 2,5 fois sa surface pour combler la demande de consommation de ses habitants. Le déficit écologique le plus important est néanmoins constaté dans les Émirats Arabes Unis, où les habitants consomment jusqu’à 12,3 fois plus qu’ils ne peuvent produire.

 
Ces ressources sont ponctionnées sur les réserves de la planète par une surexploitation des surfaces et l’intensification de la production agricole, ce qui a pour conséquence la déforestation, la dégradation des terres, le réchauffement climatique et l’épuisement des stocks.

 
Dans cette situation de déficit écologique, les États riches ont recours à une importation massive de matières premières. A l’inverse, les pays en voie de développement sont directement touchés, notamment au Sahel, qui a souvent souffert d’une pénurie de ressources réelles.

 
Les coûts de ce dépassement planétaire sont non seulement écologiques mais aussi économiques et humains, faisant peser des menaces sur la sécurité alimentaire des pays les plus vulnérables.

Pour en savoir plus:

http://www.environnement-afrique.com
http://www.footprintnetwork.org/fr
http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/la-terre-a-epuise-ses-ressources-naturelles-de-l-annee-ce-mardi-19-aout-7773792483

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