Les enjeux de la COP 21 pour l’Afrique

La 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ou COP21, qui va se tenir du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris est un évènement très attendu par le continent Africain.

Malgré sa faible contribution aux émissions de gaz à effet de serre (3,8% au total des émissions mondiales), l’Afrique représente la région la plus affectée par les impacts du changement climatique, et sera probablement aussi, celle la plus exposée aux risques d’un réchauffement planétaire plus intense. Le changement climatique pose déjà de sérieuse menace au développement de l’Afrique, et une augmentation de la température planétaire au-delà de 2° C sera désastreuse pour le continent.

CC AfriqueSource:www.informatiquesansfrontieres.org/climat/32.html


Dans ces circonstances les attentes de l’Afrique sont très grandes en vue de la signature d’un instrument juridique universellement contraignant, en vertu duquel tous les États s’engageraient à réduire leurs émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), afin de stabiliser la concentration des GES dans l’atmosphère au-dessous de 2° tel que préconisé par les rapports du Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC).
Les pays en voie de développement veulent que cet accord respecte le principe des responsabilités communes mais différenciées, étant donné que les pays industrialisés sont en grande partie responsable des changements climatiques actuelle.
Nerf de la lutte contre le réchauffement climatique, le financement du Fonds vert pour le climat (FVC), créé en 2010, sera au cœur du débat lors de la conférence de Paris, en 2009, les pays développés avaient promis de mettre cent milliards de dollars par an sur la table d’ici à 2020, pour aider les pays en développement.
Cinq ans plus tard, alors que le FVC est déjà opérationnel, on est encore loin du compte avec seulement près de dix milliards récoltés.
En complément des mesures d’atténuations, l’Afrique milite aussi pour une meilleure prise en compte de l’adaptation aux dérèglements climatiques déjà existants, consistant à rendre les systèmes ou territoires moins vulnérables aux dérèglements climatiques, par des actions diminuant les impacts effectifs du changement climatique, ou améliorant les capacités de réponse des sociétés et de l’environnement.
Un autre volet important est le transfert de savoir-faire et de technologies écologiquement rationnels, qui représentent une importance capitale pour l’efficacité de la riposte mondiale aux défis environnementaux, comme le souligne le programme Action 21. Les technologies sont au cœur du défi posé par le changement climatique, à la fois comme source des émissions de gaz à effet de serre, comme moyen de réduire ces émissions et de combattre les impacts du changement climatique, et comme socle du développement économique. Par nature, les technologies et le transfert de technologies sont autant le fondement que le moyen de la réorientation planétaire vers un développement sobre en carbone.
En bref, le défi posé par l’évolution du climat mondial ne peut être relevé sans recourir aux technologies.
La conférence de Paris sera donc une opportunité historique pour la mise en place d’un cadre d’action international robuste, durable et équitable, favorisant la transition énergétique, et aboutir ainsi à une économie bas carbone, avec la volonté de préserver notre planète, et donc d’assurer un avenir aux générations futures.

 

Pour en savoir plus :
http://www.cop21.gouv.fr/fr
http://www.climdev-africa.org/content/l%E2%80%99afrique-se-fait-une-id%C3%A9e-claire-sur-cop-21-et-ses-attentes-%C3%A0-paris
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24938-lafrique-en-marche-vers-la-cop21.html

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