L’intégration de critères de développement durable dans la rémunération variable des dirigeants : une nouvelle règle de bonne gouvernance ?

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Les dernières évolutions législatives et réglementaires ont conduit les entreprises à changer leurs comportements en matière de RSE (responsabilité sociale des entreprises), cependant la gouvernance des plus hautes instances de l’entreprise se trouve encore que trop peu impactée par les notions de développement durable.

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Dans un contexte de crise et en plein débat sur la loi Macron, la rémunération des dirigeants n’a jamais connu autant de critique, ainsi l’idée d’intégrer le développement durable dans les critères de la rémunération variable des dirigeants semblent être a priori  en accord avec les mœurs de la société.

L’idée de ne plus faire fluctuer la partie variable des dirigeants en fonction de la seule réussite financière n’est pas nouvelle, en effet en 2012 une enquête de PwC et de l’observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises auprès de 7 entreprises Françaises1 montraient déjà des signes encourageants. D’après cette même étude on peut s’apercevoir que cette rémunération peut aller jusqu’à 40%.

Nous pouvons déplorer un manque de transparence à ce sujet ; effectivement même si certaines entreprises montrent une rémunération variable avec l’intégration de critères en lien avec la responsabilité sociale de l’entreprise, le manque de clarté sur la pondération et sur la réalisation des objectifs ne peut être que regrettable. La définition large que nous connaissons tous à la responsabilité sociale des entreprises s’associant à la rémunération variable des dirigeants ne doit pas s’apparenter à une dissimulation afin que les entreprises favorisent toujours plus leurs dirigeants.

De plus, il ne faut pas s’y tromper la rémunération variable des dirigeants avec l’intégration de critère extra-financier ou non peut être assimilée à une rémunération fixe. En effet il est parfois difficile de déterminer avec exactitude les sommes attribués dans la part variable, et dans certaines sociétés elles sont parfois étrangement proches.

On peut toutefois constater que depuis quelques années la prise en compte du développement durable dans les sociétés est en large progrès. La rémunération variable en fonction de la réalisation d’objectif en lien direct avec la RSE ne peut être qu’un levier supplémentaire et un facteur d’accélération dans les politiques ESG (environnement, social et gouvernance) dans les entreprises.

A l’heure des assemblées générales et de la présentation des bilans de l’exercice 2014, on ne peut qu’espérer une plus grande transparence sur le sujet (voilà le début de la bonne gouvernance) afin que toutes les parties prenantes puissent véritablement émettre un avis sur la question sans avoir le moindre doute concernant le bien fondé d’intégration de la RSE dans la rémunération variable des dirigeants.

Note de bas de page :

1 http://www.orse.org/maj/upload/actualite/actualite_51.pdf

Source image :

http://fo-fonctionnaires.fr/thumbnails/tipi_1/PR_484F405071DEE26D94D8573D53828B9183.JPG

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1 réponse

  1. Artur BILICI dit :

    C’est une bonne chose et c’est à mettre en oeuvre tout suite, mais avec une plus grande transparence bien sûr !

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