Quel bilan pour le sommet sur le climat de New York ?

“Nous ne sommes pas ici pour parler, nous sommes ici pour écrire l’Histoire”, a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, le Coréen Ban Ki-Moon, devant une assemblée composée de plus de 120 dirigeants du monde entier, le 23 septembre dernier, au siège de l’ONU à New York.Le principal enjeu de ce sommet onusien est la préparation d’un accord universel contraignant sur le climat qui doit être signé à Paris, en décembre 2015. Ce futur accord  devrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de maintenir l’augmentation de températures à la surface du globe à +2C d’ici à 2050.

l’Assemblée Générale de l’ONU

C’est à l’initiative personnelle du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, que plus de 120 chefs d’Etat et de gouvernement, plus de 350 dirigeants d’entreprise, mais aussi des représentants des collectivités locales des différents Etats du monde, des leaders religieux et de nombreuses ONG se sont donnés rendez-vous à New York pour relancer la lutte contre le réchauffement climatique.

Selon la responsable climat de l’ONU, Christiana Figueres, c’était l’occasion unique de mesurer la volonté des uns et des autres d’agir sur le climat. “Les changements climatiques sont la question déterminante de notre époque. Ils définissent notre présent. Notre réponse va définir notre avenir. Pour faire face à ce défi, nous avons besoin que tout le monde se mobilise”, a ajouté le Secrétaire général.

Ban Ki-Moon a reçu le renfort de la star hollywoodienne Leonardo DiCaprio,  nommé récemment ambassadeur des Nations-Unies pour la paix. Pour l’acteur, enjoindre les gens à changer leurs ampoules ne suffit pas. Taxe carbone, arrêt des subventions aux énergies fossiles, fin des droits à polluer, condamnation des pollueurs, l’acteur invite les membres de Nations Unies à prendre des décisions politiques importantes. “En tant qu’acteur, je gagne ma vie en mentant, vous non.”

Un bilan plutôt positif

Après nombreuses discussions et interventions au sommet, des mesures ont été annoncées par les gouvernements, les entreprises, le monde de la finance et la société civile pour s’attaquer immédiatement aux changements climatiques :

  • plus de 130 gouvernements, compagnies, groupes représentant la société civile et peuples autochtones se sont engagés à réduire de moitié la déforestation d’ici à 2020 avant d’y mettre fin d’ici à 2030
  • dans le domaine de l’agriculture, plus de 20 gouvernements et 30 organisations et compagnies ont annoncé qu’ils se joindraient à l’Alliance mondiale pour le climat et une agriculture intelligente, qui a été récemment constituée
  • de leur côté, les maires de plus de 2 000 villes dans le monde ont conclu un pacte, dans lequel ils s’engagent à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 454 mégatonnes d’ici à 2020
  • les Etats-Unis ont annoncé vouloir réduire de 30% les émissions de CO2 de leurs centrales électriques et la Chine de les plafonner à partir de 2016
  • selon la Banque mondiale, plus de 1 000 entreprises et 73 pays se sont déclarés favorables à un système permettant de faire payer la pollution en CO2 via une taxe carbone ou un système de quotas échangeables
  • des initiatives ont également été annoncées dans les domaines de la finance, de l’industrie, des énergies renouvelables, de l’efficience énergétique, de la résilience et des transports.

Fonds vert pour le climat

Le fameux Fonds vert, dont les caisses sont restées désespérément vides depuis 2009, va enfin être abondé. Il a été créé pour aider les pays les plus vulnérables à financer leurs projets en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou encore la déforestation.Dix pays y participeront, dont la France et l’Allemagne pour 1 milliard de dollars chacun, au cours des quatre prochaines années. La Suisse et la Corée ont promis 100 millions d’euros tandis que le Danemark devrait donner 70 millions d’euros. La Norvège apportera 500 millions de dollars par an d’ici à 2020, date à laquelle le Fonds devrait être doté de 100 milliards de dollars.

Après l’échec de Copenhague, la conférence new-yorkaise a servi de catalyseur pour remobiliser les chefs d’Etat et donner un nouvel élan à la lutte contre les changements climatiques, en attendant le rendez-vous crucial de Paris en 2015. En effet, les autorités françaises rêvent d’obtenir un accord mondial d’envergure auquel se soumettront, pour la première fois de l’histoire, tous les grands pays émetteurs.

Pour en savoir plus :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vTyLSr_VCcg

http://www.un.org/climatechange/summit/fr/

http://www.sudouest.fr/2014/09/24/climat-six-questions-pour-comprendre-les-enjeux-du-sommet-de-new-york-1681069-4803.php

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