Le solaire photovoltaïque se met à l’eau

L’énergie solaire est l’énergie renouvelable la plus abondante sur terre. Le plus gros problème entravant son développement vient des surfaces qu’il faut mobiliser pour pouvoir installer les panneaux. Sachant que l’eau couvre 70% de la surface du globe, les industriels du photovoltaïque étudient depuis quelques années la solution des panneaux solaires flottants.

A l’instar de l’éolien, de nouvelles technologies permettent au panneaux photovoltaïque de prendre le large. Depuis quelques années, en réponse aux conflits d’usage des sols (agriculture, tourisme…), différents professionnels de l’énergie solaire ont fait le choix du photovoltaïque flottant, les plans d’eau offrant une surface disponible et moins sujette à des conflits d’usage et paysager. Parmi ces professionnels on trouve Ciel et Terre, une PME française, qui a breveté sa solution de centrale solaires flottantes Hydrelio, permettant l’usage durable et écologique d’étendues d’eau inutilisées (plans d’eau industriels, anciennes carrières, terrains inondables).

Pionnière sur ce marché, la PME dispose aujourd’hui d’un portefeuille de 70 MWc (Méga Watt crête) de projets photovoltaïques flottants en France et à l’étranger, et a installé au Japon, à Okegawa, en juillet 2013 la première centrale flottante au monde dont la puissance dépasse 1 MWc. Après ce coup de tonnerre en 2013, Ciel et Terre a refrappé un grand coup le 4 septembre dernier. En effet la société nippone Kyocera a annoncé dans le cadre d’un partenariat avec Ciel et Terre la construction, dans la ville de Kato, de la plus importante centrale photovoltaïque flottante au monde. La mise en exploitation est prévue au second trimestre 2015 et devrait permettre d’alimenter 920 foyers en électricité.

Outre le marché français, où un prototype de centrale flottante est testé depuis 3 ans à Piolenc dans le Vaucluse (84), la PME vise le marché international, notamment indou et asiatique. En effet en Inde les lacs d’irrigation sont très nombreux, en Indonésie, ce sont les piscicultures qui permettraient de développer ce genre de projet. Quant au Japon, après la catastrophe de Fukushyma, le gouvernement nippon a mis le cap vers les énergies renouvelables et notamment l’énergie solaire qui se développe de manière très rapide. Ce développement soudain entraîne un manque de foncier pour la construction de centrales solaires industrielles. Tirer parti de l’abondance des plans d’eau du pays est une formidable alternative puisque celui-ci compte de nombreux réservoirs destinés à l’agriculture ou à la gestion des inondations.

Par ailleurs, d’après le fabricant, cette technologie détient plusieurs avantages comme celui de réduire l’évaporation de l’eau à hauteur de 50% pour les réservoirs artificiels. Elle permet également d’améliorer la qualité de l’eau en réduisant significativement la prolifération des algues (minimisant ainsi le recours aux traitements chimiques pour dépolluer l’eau). Autre atout majeur, La structure de ces panneaux flottant est entièrement démontable et recyclable et peut donc être installé sur des réservoirs d’eau potable, d’autant plus que le système d’ancrage ne requiert aucune fondation en béton. De plus, de part son architecture et ses matériaux, l’ensemble aurait la capacité d’affronter des tempêtes avec des vents atteignant les 200 km/h, ce qui devrait mettre en confiance bon nombre de développeur de projet et d’exploitant.

Sources :
http://ciel-et-terre.net
http://www.enerzine.com/1/17584+kyocera-va-construire-la-plus-grande-centrale-solaire-flottante-au-monde+.html

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1 réponse

  1. Grégoire dit :

    Pas de conflit d’usage en France pour y installer du photovoltaïque.

    – 870.000 hectares de toitures
    – 360.000 hectares de parkings
    – 70.000 hectares de terrains vagues

    – 490.000 hectares de friches diverses
    – 960.000 hectares de jachères agricoles, dont un tiers irrécupérable pour l’agriculture

    http://energeia.voila.net/renouv/eolien_solaire_surface.htm

    On aurait de quoi produire toute l’électricité du pays (500 TWh de consommation), plus celle nécessaire au remplacement de tous les véhicules à pétrole par des véhicules électriques (210 TWh).

    Mais comme il n’y a pas de soleil en permanence et moins en hiver qu’en été, on utilisera toute la panoplie des énergies renouvelable (plus de vent en hiver qu’en été) et du stockage pour tenir les jours de moindre production.

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