Quel contexte politique pour la transition énergétique actuelle ?

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En France comme partout en Europe, la transition énergétique a été intégrée dans les politiques. En effet, le gouvernement est conscient que l’on s’achemine inexorablement vers un épuisement des ressources fossiles. L’objectif donc est de s’acheminer progressivement vers un mix énergétique dominé voir totalement absorbé par les énergies renouvelables. Si dans d’autres pays, la transition semble facile à amorcer, en France, la situation énergétique dominée par le nucléaire peut poser problème sur le plan politique. Dans ce cas, quel contexte politique favorisera une transition nécessaire ?

En début avril, après la défaite de la gauche aux élections municipales, François Hollande prenait la décision de confier le poste de Premier Ministre à son ancien ministre de l’intérieur, manuel VALLS. L’équipe choc, amenée par ce dernier compte dans ses rangs, une certaine Ségolène ROYAL, un des leaders du parti de gauche, et laquelle va hériter du ministère de l’écologie. Un poste mineur, diront certains ? Sauf qu’il n’y a pas de poste mineur, il n’y a que de faibles personnalités. Quand on connait la candidate malheureuse à la présidentielle de 2007, on sait que l’idée de lui confier ce poste doit avoir été mûrement réfléchie.

En effet, entre les écologistes très opposés au nucléaire, partisans d’une transition énergétique immédiate et les industriels (Areva, Total, etc) soutenus notamment par la droite et une grande partie de la gauche, le débat fait rage. L’adoption de la loi sur la transition énergétique a été l’une des promesses de campagne de François Hollande pour rallier à lui les écologistes. Deux ans après, le projet n’est toujours pas adopté. C’est dire à quel point le dossier est épineux.

Alors que l’ex ministre de l’écologie Philippe Martin annonçait que la loi sur la transition était prête, Ségolène Royale a relativisé les choses estimant que la loi ne serait prête que plus tard, beaucoup de sujets restant à arbitrer. Quels sont les points brûlants ?

Sur les gaz de schistes, le ministre s’inscrit dans l’idée des associations de conservation de la nature en « refusant leur exploitation, sans pour autant fermer complètement la porte à des recherches ». Selon elle, « la priorité reste le développement des énergies renouvelables. Sur l’écotaxe, l’un des points chauds du texte, elle a préconisé, privilégier le débat avec les collectivités. La centrale de Fessenheim continue évidemment de susciter des débats et Mme Royale s’est prononcée pour une fermeture ne fin 2016 mais sans citer d’autres centrales. Un ensemble de points d’achoppement qui pourront constituer autant d’épines au pied de celle qui avait déjà occupé ce même poste il y a 22 ans.

Un sondage récent a montré que 6 français sur 10 approuvaient la nomination de Ségolène au ministère de l’écologie. De quoi donner confiance à celle qui aura en charge de piloter la transition énergétique en France…

Sources:
www.lefigaro.fr
www.liberation.fr

 

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