Cigéo : projet de centre de stockage profond des déchets radioactifs

Cigéo : projet de centre de stockage profond des déchets radioactifs

 

Cigéo (Centre industriel de stockage géologique) est le projet français de centre de stockage profond de déchets radioactifs. Ce projet est conçu dans le but de stocker les déchets hautement radioactifs et à durée de vie longue produits par l’ensemble des installations nucléaires existantes jusqu’à leur démantèlement.

 

C’est la loi du 28 juin 2006, sur le programme relatif à la gestion durable des matières et déchets radioactifs qui a autorisé le principe de stockage profond. Ce type de stockage apparait comme une solution sûre de gestion à long terme de ce type de déchets sans en reporter la charge sur les générations futures.

Comment ça marche plus concrètement ? Le projet Cigéo va comporter d’un côté des installations de surface et de l’autre des installations souterraines. Les installations de surface seront utilisées pour accueillir et préparer les colis de déchets et pour réaliser des travaux de creusement et de construction des ouvrages souterrains et de l’autre côté on va retrouver des installations souterraines, situés à environ 500 mètres de profondeur pour stocker les déchets.

Le projet est entré en phase préindustrielle en 2011, ainsi Cigéo pourrait accueillir les premiers déchets en 2025. L’autorisation de création de Cigéo est prévue entre 2015 et 2018 par le calendrier défini  par la loi, et cela en fonction des résultats et des étapes qui précèdent l’autorisation, notamment une enquête publique, un débat public ou encore le dépôt de la demande d’autorisation de création par l’Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs) en 2005.

A la condition d’obtenir une autorisation de création, le centre sera implanté dans l’Est de la France, à la limite de la Meuse et la Haute-Marne. Le projet Cigéo suscite de nombreux débats, notamment les plus récents sur les coûts et financements. Mercredi 2 octobre 2013, l’Andra a été auditionnée lors d’une table ronde organisée à l’Assemblée Nationale sur le sujet. Le thème principal débattu autour de cette table ronde était les coûts et le financement du projet.

Il faut savoir que le chiffrage du projet est révisé régulièrement et de ce fait les principaux acteurs concernés, notamment le principal producteur de déchets nucléaires EDF, sont fortement déstabilisés. En 2005 le coût du projet avait été évalué autour de 15 milliards d’euros, mais en 2009 un chiffrage d’Andra jugé « plus réaliste »  fait apparaitre un chiffre de 35 milliards d’euros. Il faut désormais attendre les futurs débats pour trouver un consensus de plus en plus difficile à trouver, notamment avec les enjeux économiques actuels afin de respecter le calendrier définis par la loi et obtenir une autorisation de création.

 

Source:

http://www.cigeo.com/

http://www.lesechos.fr/

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