Création du réseau de vigilance « Nuclear transparency watch »

Suite à l’appel « pour une vigilance sur la transparence nucléaire » lancé en décembre 2012 par une vingtaine  d’eurodéputés de différentes tendances politiques, le jeudi 7 novembre 2013 s’est mis en place au sein du Parlement européen le réseau européen de vigilance citoyenne  sur la sûreté et la transparence, autrement dénommé «  Nuclear  transparency watch » (NTW) sous la présidence de l’eurodéputée écologie les verts Michèle Rivasi.

L’idée de la création de la NTW est d’ailleurs issue des travaux de l’ANCCLI* atour de la convention d’Aarhus (Convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement) axé notamment sur le nucléaire.

Tirant parti des enseignements liés à l’accident de Fukushima et des conséquences désastreuses toujours d’actualité, une prise de conscience s’est tissée autour d’une nécessaire contribution de la société civile au maintien de la sûreté nucléaire avec une intervention directe du public autour de ces questions.

En effet, les accidents nucléaires ne se limitent pas aux simples frontières d’un état et engagent donc tous les pays, qu’ils soient ou non dotés de centrales. Selon l’ANCCLI, la participation du public sur ce sujet reste inégale.

Contrairement à la CRIIRA* créée en France il y a 30 ans pour mettre en place des mesures de radioactivité et répondre aux incohérences de l’Etat français sur le nuage de Tchernobyl, le réseau Nuclear transparency watch s’intéresse à la sûreté nucléaire en Europe et ambitionne de « porter la voix de la société civile dans les processus locaux, nationaux et européens de décision qui encadrent les activités nucléaires tout au long de leur cycle de vie […] et contribuer à tous les domaines de la sûreté nucléaire pour apporter une contre-expertise indispensable dans ce domaine ainsi que dans celui de la protection de la santé et de l’environnement ».

L’association regroupe une grande diversité d’acteurs associatifs (Greenpeace, l’ONG Suédoise Office for Nuclear Waste Review, la Fondation pour l’environnement et l’agriculture Bulgare etc.), des élus et des parlementaires expérimentés qui au total regroupent des pays comme la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, la Roumanie, la Bulgarie, l’Ukraine, l’Irlande, la Suède etc.

Le premier axe de travail de NTW concernera la gestion de crise nucléaire et la gestion post-accidentelle dont le rapport sera rendu en septembre 2014.

Malgré des points de vue divergents sur la participation d’un public qui n’aurait pas les connaissances nécessaires pour exprimer une opinion pertinente, espérons que ce projet permettra tout de même un meilleur accès à l’information sur le nucléaire, notamment pour des pays où celle-ci est restreinte ou inaccessible ainsi qu’une réflexion plus engagée sur la mise en place de mesures anticipatives face à un risque de catastrophe nucléaire bien réel.

 

*ANCCLI : Association Nationale des Comités et Commissions locales d’information.

*CRIIRAD : Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité.

 

Sources :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/initiative-nuclear-transparency-watch-19908.php4

http://www.anccli.fr/Europe-International/Nuclear-Transparency-Watch-version-francaise

http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,energies,nucleaire,nuclear_transparency_watch_vers_reseau_vigilance_nucleaire_pan_europeen,141722.jsp

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