Le projet Jerico

Le projet JERICO, qui fut entreprit  il y a 18 mois pour une durée de 4 ans, permettra de créer un réseau européen d’infrastructures qui sera dédiées à l’observation côtière. Les données qui seront collectées contribueront à la détection, la compréhension et la prévision des systèmes côtiers soumis jusqu’ alors à de nombreuses pressions telles que le changement climatique. Il sera placé sous la coordination de l’Ifremer : L’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer. Le projet bénéficie ainsi d’un financement européen de 6,5 millions d’euros. “Les données collectées contribuent à la détection des phénomènes côtiers et ainsi à la compréhension du fonctionnement hydrodynamique et écologique du milieu côtier, pour ensuite mieux connaître son état et prévoir son évolution”, selon Patrick Farcy, de la Direction scientifique de l’Ifremer.

Le projet JERICO regroupe 27 partenaires européens comprenant les 17 pays ayant une façade maritime.  Son objectif est alors  d’harmoniser, de pérenniser et de prévoir les évolutions technologiques du réseau comprenant trois systèmes côtiers d’observation :

Les premiers sont les gliders , qui sont des planeurs sous-marin destiné aux mesures hydrologiques effectué dans l’eau . Ces derniers effectuent alors des plongées en dent de scie entre 0 et 1000 mètres. De plus, ils remontent régulièrement à la surface pour communiquer en temps réel les données prises pendant leurs plongée avec un opérateur  satellite. Ensuite, les plate-formes fixes quant à elles sont généralement constituées  d’un pilier implanté en fond de mer et équipées de systèmes de mesures physico-chimiques d’eau de mer.Pour finir , les Ferrys sont équipés de capteurs mesurant la température et la salinité. C’est ce que l’on appel alors  des “Ferry-box

Les informations sont récoltées par  différents outils dans un premier temps, puis  validées puis entrées dans des banques de données locales, qui sont “elles-mêmes interconnectées aux banques de données européennes accessibles à l’ensemble des chercheurs”.  Ainsi, l’objectif à terme est de délivrer des données sur la température, la salinité, l’acidité (pH), la turbidité, de chlorophylle, l’oxygène (O2) et le dioxyde de carbone (CO2) pour qu’elles soient “exploitables et comparables” par l’ensemble des chercheurs d’Europe.

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