Changement climatique : les prévisions préoccupantes du GIEC remises à jour.

Le vendredi 27 septembre 2013 s’est clôturée la première session de travail des experts du GIEC à Stockholm. Le groupe de scientifiques vient encore une fois tirer la sonnette d’alarme sur les prévisions climatiques futures et avertit les gouvernements de l’importance de  l’impact de l’homme sur la planète.

GIEC

Qu’est-ce que le GIEC ?

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un organe intergouvernemental  créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Le GIEC a pour mission d’évaluer les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine.

Sans pour autant préconiser de choix de nature politique, il conseille néanmoins aux gouvernements les stratégies à envisager face au changement climatique.

Des conclusions peu optimistes

Les 259 scientifiques se sont ainsi réunis du 23 au 27 septembre à Stockholm  pour élaborer un résumé a l’intention des décideurs « aussi clair, précis et compréhensible que possible » de la première partie traitant des « éléments physiques du climat ». Deux autres parties viendront s’ajouter : la première concernant les impacts et la vulnérabilité au changement climatique qui se déroulera au Japon, et l’autre traitant des stratégies d’atténuation et d’adaptation (Allemagne). Quant au rapport final, il devrait voir le jour en octobre 2014 au Danemark.

Le résumé vient confirmer et aggraver ce que le GIEC confirmait déjà en 2007, à savoir la probabilité supérieure à  95% que le réchauffement climatique constaté depuis plus d’une cinquantaine d’années sur terre soit lié à l’activité humaine.

Les conclusions scientifiques observées sur ces dernières années sont d’ailleurs affligeantes :

• Une certitude sur l’augmentation des concentrations atmosphériques en dioxyde de carbone (CO2) méthane (CH4) et oxyde nitreux  (N2O) ;

• Une émission totale de CO2 entre 1750 et 2011 de 545 GTC (gigatonne carbone) en moyenne ( dont  240 accumulées dans l’atmosphère, 155 absorbées par les océans et 150 accumulées dans les écosystèmes terrestres) ;

• Un Ph plus acide des océans ;

• Une montée du niveau des mers en moyenne de 2.8 mm par an entre 1993 et 2010 ;

• Une fonte des glaces de la banquise Arctique estimée à 147 Gt entre 2002 et 2011 ;

• Une fonte des glaces de la calotte du Groenland estimée à 215 Gt entre 1993 et 2009 ;

• Des vagues de chaleur plus fréquentes et longues.

Les experts ont également envisagé une série de scénarios pouvant prévoir en moyenne :

• L’augmentation des températures de 0.3°C à 0.7 °C pour la période 2016-2035 et  de 0.3°C à 4,8 °C d’ici  la fin du siècle ;

• L’augmentation des précipitations extrêmes dans les hautes latitudes et l’océan pacifique équatorial ;

• L’ augmentation de la température des océans (notamment dans les régions tropicales) de 0.6 °C à 2.0 °C des 100 premiers mètres de la surface marine ;

• La possible certitude d’une réduction  globale du volume des glaciers de 15 à 85 % selon les scénarios envisageables d’ici la fin du 21ème siècle ;

• La montée du niveau de la mer de 0.26m à 0.98m d’ici 2100 selon les scénarios.

 Une neutralité absolue?

Suite à une publication récente dans la revue Global Environmental Change, les experts du GIEC auraient sous-estimé dans leurs  quatre derniers rapports les scénarios possibles des années à venir, compromettant par la même leur objectivité scientifique et neutralité.

Justification apportée : “le principe de moindre étonnement, selon lequel une hypothèse ou un résultat a plus de chances d’être accepté s’il ne heurte pas par ses aspects spectaculaires ou dramatiques” (Le Monde) , et bien évidemment une intromission  des gouvernements.

Cependant, cette sous-estimation  ne fait que confirmer la gravité de la situation à laquelle nos générations futures devront faire face d’ici quelques années.

Il revient donc aux grandes puissances d’agir. D’ailleurs, la Global Commission on the Economy and Climate prévoit un projet sur la nouvelle économie du climat réunissant un panel d’experts économiques mondiaux afin de travailler sur l’adéquation entre performances économiques et politiques climatiques.

 

Pour un compte rendu complet en français : http://23dd.fr/climat/giec-2013/96-giec-2013-resume-pour-decideurs

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