La révolution européenne du gaz de schiste commence au Royaume-Uni ?


Vendredi 19 juillet, le gouvernement britannique a annoncé une stratégie  fiscale pour encourager l’exploitation du gaz de schiste: l’imposition sur les revenus tirés de cette nouvelle ressource ne sera que de 30 %, au lieu de 62 % pour les hydrocarbures conventionnels en mer du Nord. La décision fait polémique.

Les ressources importantes du gaz de schiste au Royaume-Uni

« Le Royaume-Uni  doit être au cœur de la révolution du gaz de schiste » a déclaré David Cameron  en décembre 2012 en annonçant la fin du moratoire sur l’utilisation de la technique de la fracturation hydraulique.

Il souligne le succès de l’industrie du schiste aux Etats-Unis. De plus, l’estimation des réserves du gaz de schiste dans le nord de l’Angleterre est plus importante que prévu, entre 480 millions et 4,8 milliards de mètres cubes. Le scénario le plus probable estime les réserves effectivement récupérables à environ 2,9 milliards de mètres cubes qui viennent s’ajouter aux réserves déjà connues de Cuadrilla Resources.
L’idée est de baisser la dépendance énergétique du Royaume-Uni et de créer des emplois autour des exploitations de ce gaz pour « réindustrialiser l’économie ».

Sur la question écologique, David Cameron aurait ainsi promis que les compagnies exploitant le gaz de schiste attribueront 100 000 livres par nouveau puits ainsi que 1% des revenus engendrés aux communautés locales, qui se trouvent encerclées par les futures zones d’exploitation.

Une polémique en Europe?

La décision de diminution des impôts  suscite des polémiques chez les écologistes mais aussi dans certains pays de l’Union européenne.

En France,  le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,  avait rappelé la ferme opposition du gouvernement à l’exploitation de cette ressource.

Pourtant, la tendance en Europe est plutôt accueillante pour la fracturation hydraulique. Plusieurs pays, au premier rang desquels la Pologne, l’Espagne, la Roumanie, la Lituanie ou la République tchèque, militent pour exploiter librement les ressources supposées de leur sous-sol. Dans ces pays, les lois favorables au gaz du schiste sont en cours de préparation.
De surcroît, la Commission européenne a déjà donné le feu vert en faveur du gaz de schiste.

L’Union européenne n’interdira pas la fracturation hydraulique“, a déclaré le Commissaire à l’environnement, Janez Potocnik. “Notre objectif est de créer des conditions dans lesquelles cela puisse se faire d’une manière sûre“.

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