les “clean tech”, vers un avenir plus radieux

Jusqu’à présent, aucune définition normalisée des « clean tech » n’a été retenue universellement. Toutefois, sont qualifiés de « clean tech » toutes techniques et tous services industriels répondant à l’un des critères ci-après:

  • La technique et/ou le service utilisent les ressources naturelles, l’énergie, l’eau, les matières premières avec une perspective d’amélioration importante de l’efficacité et de la productivité ;
  • L’activité en question permet de réduire systématiquement les déchets ou la toxicité reliés ;
  • Les produits et services doivent assurer une performance identique ou supérieure dans le résultat souhaité par rapport aux technologies traditionnelles et améliorer le profit des utilisateurs

Les différents secteurs des « clean tech » français évoluent différemment étant donné que chaque filière a ses propres caractéristiques et spécificités. Les conjonctures économiques, politiques, législatives et sociales influencent considérablement l’évolution de ces différents marchés. Par conséquent, quelquessecteurs s’avèrent plus florissants et développésque d’autres.

Les secteurs prometteurs:

  • Smart grid : La confirmation par le gouvernement de la généralisation du compteur communicant Linky a permis à la France de bien se positionner au niveau européen.
  • Bâtiment et efficacité énergétique : grâce à la réglementation thermique 2012 ainsi que l’objectif de 400 000 bâtiments rénovés par an à partir de cette année, le secteur est inévitablement prometteur.

Les filières montantes:

  • Eolien offshore : Suiteà des appels d’offres lancés pour l’installation d’éolien au large de ces côtes, la France est en passe de franchir un cap décisif. Afin de booster suffisamment le marché, des consortiums formés par les plus grands énergéticiens (EDF EN, GDF Suez…) ainsi que des industriels (Alstom , Vinci, Areva…) ont été mis en place.
  • Énergies marines : les projets en cours relatifs à la filière représentent 10 GW avec des investissements de plus de 600 millions d’euros. L’énergie hydrolienne étant la plus avancée avec un objectif d’une centaine d’hydroliennes installées jusqu’en 2018.

Les secteurs en forte croissance:

  • Déchets et recyclage : les incitations publiques ont dynamisé le marché du recyclage, et parallèlement l’objectif de doubler la valorisation des déchets jusqu’en 2015 demeure une garantie évidente du développement du secteur.
  • Biomasse : en France, la bio­masse représente plus du tiers du potentiel de développe­ment des énergies renouvelables à l’horizon 2020. Les entreprises présentes sur le marché ne cessent de se proliférerpour satisfaire une demande en croissance continuelle.

Globalement, les « clean tech » affichent une tendance optimistedans une perspective positive et relativement stable. Il reste à découvrir l’évolution des différents secteurs dans un contexte de crises où les aléas sont plus certains que les prévisions.

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