L’abeille butineuse portée disparue.

Une disparition devenue inquiétante au point que les médias financiers en parlent, et que l’Etat français juge enfin bon d’intervenir en cette année 2013. Cette disparition d’abeilles  est d’autant plus surprenante car elle ne laisse aucun mort derrière elle. Des essaims entiers se volatilisent sans aucune raison. Pourtant certaines associations environnementales montent au créneau et pointent du doigt l’homme et son activité.

 

En février 2013, est paru en France, le plan de développement durable de l’apiculture, qui marque enfin la reconnaissance de la gravité de la situation sur la disparition des abeilles. Ce plan a été établit par M. Gerster, inspecteur général de la santé publique, et est soutenu par le ministère de l’agriculture. Protéger les abeilles est devenu un intérêt général car vital.

Ce plan offre plusieurs constats. Tout d’abord les abeilles subissent les agressions chimiques même à faible doses, et on reconnaît les lacunes sur l’évaluation de ces risques. Le plan met en lumière le manque de ressources nectarifères et pollenifères, mais aussi sur les prédateurs comme le frelon asiatique qui s’attaque aux abeilles. Enfin le syndrome d’effondrement des colonies conclue la liste de ces constats.

Le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles se traduit par une fuite soudaine et à tout moment (peu importe la saison) des abeilles de leur essaim ou de leurs ruches. Des populations entières disparaissent sans laisser de cadavre et sans qu’un prédateur ne les aient chassé. Seules la reine et de jeunes abeilles restent, main d’œuvre insuffisante pour entretenir  la colonie. La reine semble en bonne santé puisqu’elle continue à pondre. Cependant, le groupe restant semble réticent à se nourrir du miel et du pollen emmagasiné. De plus, phénomène étrange, aucun pillage de la colonie morte ne se fait par les colonies survivantes.

En 2007 les Etats-Unis ont perdu 1.5 millions de colonies à cause de ce syndrome d’effondrement. L’Allemagne a porté ces pertes jusqu’à 80% dans certains élevages à cause de ce syndrome.

Beaucoup de causes qui pourraient être à l’origine de ce syndrome apparaissent, des causes qui sont responsables de la mort de nombreuses abeilles chaque année. Par exemple le Varroa Destructor, un acarien, parasite de l’abeille asiatique qui sait s’en protéger. Il a été introduit dans les années 80 en Europe et fait des ravages sur les abeilles occidentales qui contrairement à l’abeille asiatique n’a aucune résistance face au parasite. Ce dernier la rend plus faible aux infections et l’abeille meurt plus facilement.

Autre cause, le champignon Nosema pyrausta, responsable d’infection chez les abeilles mais aussi le réchauffement climatique et l’agriculture intensive avec ses pesticides comme les néonicotinoïdes. Cet insecticide agit sur le système nerveux central des insectes. Il serait l’une des causes du système d’effondrement.

Les conséquences de ses disparitions sont angoissantes, car l’abeille est vitale pour l’homme. C’est un insecte pollinisateur, qui en butinant assure la reproduction de 80% des végétaux. Les  trois quart  de la production agricole en nourriture dépendent de la pollinisation des abeilles. Les végétaux nourrissent les animaux et ses derniers nourrissent les humains. Sachant que l’homme se nourrit à la fois de végétaux (fruits et légumes) et d’animaux. Si l’abeille disparaît les végétaux, puis les animaux disparaîtront. L’homme suivra, inéluctablement.

Les associations environnementales (Greenpeace, WWF…), luttent pour la protection des abeilles en condamnant toutes les actions qui portent atteinte à l’insecte. L’association Terre d’abeilles qui approuve le plan de développement durable de l’apiculteur souhaite une meilleure évaluation des pesticides, un changement de la législation afin de mieux protéger les abeilles et un retrait des néonicotinoïdes.

Le constat et la mise en garde sont exhibés, mais le plus dur reste à faire : éviter à l’insecte, qui est la sauvegarde de la vie sur terre, de disparaître définitivement.

 

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