Climat : la concentration de CO2 franchit la barre symbolique des 400 ppm

La concentration de gaz carbonique dans notre atmosphère terrestre vient de franchir, ce mois ci, la barre historique des 400 ppm de gaz carbonique (CO2), le principal gaz à effet de serre (GES). C’est un seuil jamais atteint depuis des millions d’années.

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L’observatoire de l’atmosphère de Mauno Lea, vient d’annoncer qu’il a détecté le 9 mai une concentration de CO2 dans l’atmosphère supérieure à 400 ppm (parties par million).
Rappelons que cette mesure est faite au-dessus du volcan de Mauna Loa, à Hawaï, lieu ou, depuis1958, grâce à la « courbe de Keeling » -du nom du scientifique qui l’a inventée- on mesure la concentration du CO2.
Cette courbe croît continuellement depuis 1960 où elle était alors à 316 ppm.
Selon les mesures des scientifiques, la concentration en CO2 dans l’atmosphère était de 300 ppm avant la révolution industrielle, basée sur l’utilisation massive des énergies fossiles (charbons et pétroles).
« La dernière fois que la planète a connu une concentration de plus de 400 ppm de CO2, c’était il y a environ 3 millions d’années, quand la température globale était deux à trois degrés plus élevés qu’à l’ère préindustrielle », a précisé Bob Ward, directeur de la communication de l’Institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l’environnement, à la London School of Economics.
Les calottes polaires étaient plus petites et le niveau des mers était environ 20 mètres plus haut qu’aujourd’hui. Nous sommes en train de créer un climat préhistorique dans lequel notre société va devoir faire face à des risques énormes et potentiellement catastrophiques“, a-t-il ajouté.
Une fois relâché dans l’atmosphère, le CO2 met plusieurs centaines d’années à être réabsorbé. Ainsi même si du jour au lendemain on n’utilise plus de combustible fossile, la Terre mettrait de très nombreuses années à retrouver un niveau de concentration de CO2 comparable à ce qui existait avant la révolution industrielle.
Pour contenir cette croissance du CO2, Christiana Figueres, la responsable de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a rappelé, lundi 29 avril, lors des négociations à Bonn devant les délégations du monde entier, l’urgence d’un accord qui engagera tous les pays à réduire leur GES, et en particulier les deux grands pays les plus pollueurs : la Chine et les Etats-Unis.
Une fois de plus notre modèle de développement, basé sur la consommation des énergies fossiles, est montré du doigt. Le principal impact est le réchauffement climatique et ses conséquences dramatiques.
L’organisation météorologique mondiale (OMM) vient d’annoncer, dans son dernier rapport, que la disparition totale de la banquise dans l’hémisphère Nord durant l’été est envisageable dans quelques années.
Toutes les données montrent que s’il n y a pas d’entente au niveau mondial, pour arriver à atténuer considérablement les émissions de gaz à effet de serre, alors les phénomènes météorologiques extrêmes deviendront la norme avec toutes les conséquences graves qui peuvent en découler.

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