Hydrate de méthane. Le Japon sur une nouvelle piste…

 

Après la catastrophe de Fukushima, des nouvelles sources d’énergie fossile sont en vue.

Le Japon, après la catastrophe de Fukushima, a fait stopper la plupart de ses centrales nucléaire et a opté pour une nouvelle source d’énergie pour recouvrer son indépendance : les hydrates de méthane. Ce carburant fossile,  mélange cristallisé d’eau et de gaz, se trouve notamment dans des sédiments marins à grandes profondeurs. Il vient pour la première fois d’être extrait avec succès à partir d’un navire de forage.

Le Japon doit actuellement importer 95 % du gaz qu’il consomme, car il ne dispose pas de réserves conventionnelles. Des prospections sismiques et des forages exploratoires ont souligné la présence d’environ 1.100 milliards de m3 de méthane au large de la côte est du pays, ce qui se traduit par 11 ans de subvention aux besoins énergétiques du Japon. Le combustible se présente sous forme d’hydrate de méthane, appelé aussi « glace qui brûle » ou « glace de méthane ».

La particularité de ce méthane est d’être enfermé dans des cages faites de molécules d’eau organisées en réseau cristallin, où il est soumis à de hautes pressions et de basses températures,  aucune méthode ne permettait jusqu’ici de l’exploiter au sein même des sédiments marins profonds dans lesquels elle reposait. La Japan Oil, Gas and Metals National Corporation  a réussi le 12 mars 2013 à extraire du méthane de manière satisfaisante, durant un essai mené au large des péninsules d’Atsumi et de Shima. En tout, cela a prit sept années d’explorations (de 2001 à 2008) et quatre années de recherches (de 2009 à 2013) pour localiser les sources d’hydrates de méthane exploitables et développer la technologie requise pour leur extraction.

Trois techniques de production ont été testées :

la dépressurisation, la stimulation thermique et l’injection d’inhibiteurs. Dans la première, on cherche à déstabiliser les hydrates de méthane en pompant l’eau aux alentours du puits. La chute locale de pression entraîne la dissociation des hydrates et la production d’eau et de méthane. La deuxième technique consiste à injecter de la vapeur pour déstabiliser les hydrates. Enfin, dans la troisième, on modifie la courbe de stabilité des hydrates en injectant du méthanol.

Leur principal avantage par rapport aux GNL pour leurs transport sur de longues distances, réside dans le fait que les conditions de température et de pression nécessaires à leur stabilité sont moins draconiennes que celles requises pour le GNL.

Modes de transport et de stockage Solide Liquide
Température de transport -20 °C -162 °C
Densité 0,85 – 0,95 0,42 – 0,47
Contenus d’1 m3 de produit 170 m3 CH4 et 0,8 m3 H2O 600 m3 CH4

Une problématique existe sur ce carburant fossile :  certains climatologues craignent qu’une fois ce gaz relâché dans l’atmosphère, celui-ci favoriserait l’effet de serre et faciliterait un emballement climatique.

C’est une bonne nouvelle pour le Japon et les États où se trouve ce gisement. Mais l’Europe restera sur ce point encore dépendante d’autres pays pour sa nécessité en énergie car comme l’indique la carte, ce gisement n’est pas inclus dans les gisements appartenant à ses Etats.

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