Un horizon sans électricité pour la Guyane

La Guyane, territoire Français d’Amérique du Sud au climat tropical, fait bonne figure : Dans le développement des énergies renouvelables la part des énergies « vertes » est de plus de 50%,  connaît une bonne croissance économique annuelle (+3,5%) et démographique (+3,4%).

Malgré cela, la Guyane n’est pas un département qui facilite l’expansion humaine, Situé aux abords de la forêt amazonienne, 90% de la population réside sur 10% du littoral. Les problèmes à court terme, compte tenu de cette croissance, sont donc la construction de nouvelles infrastructures et leurs alimentations.

Selon l’étude offre / demande énergétique réalisée par EDF en 2011 et du PRERURE actualisé en 2012, la Guyane va se retrouver en situation de pénurie énergétique.

Actuellement c’est le barrage hydroélectrique du « petit saut » qui fournit la plus grande partie de l’énergie au réseau et il fonctionne au maximum de ses capacités. Les interconnexions entre les villes s’agrandissent de jour en jour et elles entrainent une croissance de la consommation d’électricité de 3% par an. Jonglant entre nécessité du respect de la transition énergétique imposé par l’UE et satisfaction des utilisateurs, la solution actuelle serait de prolonger et d’exploiter encore plus la centrale électrique (diesel) afin de palier à cette hausse mais cela viendrait ternir les ratios énergétiques « verts » si vaillamment défendus.

Les projets de biomasse sont ceux avec le potentiel le plus important mais leurs constructions prennent du temps et doivent faire leurs parcours à travers les différents services territoriaux pour s’assurer du respect des règles de l’urbanisme, car le territoire de Guyane compte beaucoup de zones avec une faune et flore importante ainsi qu’une biodiversité unique.

Le scénario « catastrophe » est pour 2017, de plus les estimations ne tiennent pas compte de l’arrivée de nouvelles industries ou de nouveaux migrants. Le Suriname et le Brésil sont dans l’impossibilité de raccorder le réseau électrique et qui plus est, de nombreuses villes isolées peinent déjà à assumer une alimentation constante.

EDF, Le conseil Général et la DEAL font donc appel à la maîtrise énergétique auprès du secteur résidentiel et professionnel afin d’inciter ses utilisateurs à consommer avec parcimonie. L’ADEME est en renfort sur la partie communication via de nombreux supports. Cette mobilisation générale est nécessaire afin d’empêcher le recours à des énergies fossiles qui feraient descendre la Guyane de son tableau d’honneur.

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