La précarité énergétique : le nouveau fléau français ?

Aujourd’hui 3,4 millions de ménages seraient concernés par la précarité énergétique, 87% sont dans le parc privé, 62% sont propriétaires. Que recouvre la notion de précarité énergétique aujourd’hui ? Qui touche-t-elle ?

C’est le rapport Pelletier remis au gouvernement le 6 janvier 2010 qui tire la sonnette d’alarme sur le phénomène de la précarité énergétique. Le Royaume Uni est le premier pays à s’être intéressé à la notion de précarité énergétique (fuel poverty). Une définition a été dégagée et est  largement reprise en France. La notion de précarité énergétique correspond à la situation dans laquelle se trouve un foyer lorsqu’il doit dépenser 10 % de ses revenus pour couvrir ses dépenses d’énergie afin de chauffer correctement sa résidence principale. La précarité énergétique résulte de la combinaison de 3 facteurs principaux :

–         La mauvaise qualité thermique des bâtiments

–         La hausse constante du cout de l’énergie

–          Les faibles revenus

Phénomène transversal complexe, les conséquences de la précarité énergétique sont multiples. Elles peuvent être environnementales (risques d’intoxication, humidité, moisissure), sociales et psychologiques (stress, repli sur soi, exclusion), mais aussi sanitaires (pathologies respiratoires et surmortalités hivernales, proliférations des bactéries, détériorations de l’hygiène etc…).

C’est 13 % des ménages français qui se retrouvent dans cette situation et 55% d’entre eux ont plus de 60 ans. Aujourd’hui, la principale difficulté réside dans l’identification des personnes dans le besoin.

De nombreux acteurs (collectivités territoriales, opérateurs énergétiques, travailleurs sociaux, associations etc…) se mobilisent. La mise en place de l’observatoire national de la précarité un an après le rapport Pelletier ainsi que les différents types d’aide ne suffisent pas toujours à endiguer ce fléau grandissant. La mise en place du programme de l’Anah (Agence nationale de l’Habitat) visant à attribuer une prime aux propriétaires modestes pour réaliser des travaux d’économie d’énergie se révèle compliquée. Les coûts restant trop importants pour les propriétaires.

Le meilleur moyen de contrer la recrudescence de ce phénomène est d’agir à la fois sur le court terme (en soulageant financièrement les familles dans les besoin), mais également sur le long terme (bonne isolation, formation des citoyens aux éco-gestes etc…). Agir sur le long terme et de manière préventive pourrait permettre de réduire ou d’éviter de se retrouver face à ce phénomène.

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