En Allemagne, BMW est aux petits soins pour ses seniors

Compte tenu de l’évolution démographique du pays et de la nécessité de garder une « force compétitive de plus en plus âgée », BMW a lancé le programme « aujourd’hui pour demain » pour ménager ses salariés âgés. Un bon exemple de RSE au sein d’une grande entreprise.

 

Il faut d’abord partir d’un constat. L’Allemagne et par extension sa main d’oeuvre vieillissent très vite (population parmi la plus vieillissante au monde). Si l’on ajoute à cela un taux de chômage relativement faible (autour de 6% et plein emploi atteint dans le sud du pays), on comprend vite à quel point la main d’oeuvre allemande qualifiée est précieuse.

Ainsi, l’âge moyen des actifs a augmenté de presque 4 ans depuis 20 ans passant de 38,7 en 1991 à 42,4 ans en 2011. Au sein de BMW, les plus de 50 ans représentaient 22% des salariés en 2010, ce chiffre devrait passer à 40% dans 10 ans.

De ce fait, pour préserver un élément primordial de sa compétitivité, BMW a lancé un vaste plan visant à préserver leur santé. Des aménagements matériels ont étés mis en place comme avec la mise en place de salles de repos, ou l’appel d’ergonomes afin de mieux aménager le matériel productif.

D’autre part, sur les chaînes de montage, le degré de pénibilité des différents postes a fait l’objet d’études approfondies, et les ouvriers peuvent changer de postes au cours de la journée. Cela permet de diminuer la monotonie et est surtout moins nocif pour l’organisme.

Enfin, des programmes de sensibilisation ont été mis en place dans le but de favoriser une meilleure hygiène de vie chez les salariés, ou démontrer aux cadres l’importance de la santé de leurs équipes.

Ainsi, ces mesures permettent, bien sur, d’améliorer la dimension sociale propre à la RSE, en améliorant sensiblement le quotidien et la santé des salariés. Dans un pays ou l’âge de départ à la retraite passera à 67 ans en 2029, ces améliorations sont donc les bienvenues pour les ouvriers de BMW.

Cela dit, la dimension économique n’est pas non plus négligée. Elle est même la première motivation des dirigeants de BMW. En effet, cette entreprise automobile axe sa stratégie sur le haute qualité de ces produits, ce qui n’est possible qu’en conservant une main d’oeuvre hautement qualifiée et en maintenant sa productivité. C’est pour cela que BMW a consenti à ces efforts, afin de maintenir le potentiel de sa main d’oeuvre de plus en plus âgée.

Dans tous les cas, même si le but premier est d’ordre économique, cet exemple montre bien que les considérations économiques ne sont pas forcément antagonistes avec les impératifs sociaux. Un bel exemple pour la RSE !

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