Vivre sans émission de déchet, c’est possible.

Les cosmétiques, les médicaments et le nécessaire de bricolage sont des éléments plus difficiles à gérer sans déchets : tout étant sur-emballé.

Dans la salle de bain : le plus dur fut de supprimer la poubelle. Béa a changé les cotons par des lingettes lavables. Elle confectionne elle-même les cosmétiques et produits d’hygiène, et n’utilise plus qu’un produit de beauté issu du commerce : une crème de protection solaire. Pour les joues, un peu de chocolat en poudre suffit ; pour les lèvres, elle fabrique son propre baume à base de cire d’abeille et d’huile de sésame. Evidemment shampoing, démêlant et savon sont achetés en vrac.

Pour les vêtements : Béa s’est inspirée de son passage dans une école de mode pour choisir des habits utilisables d’une saison sur l’autre, d’une occasion à l’autre. Aussi possède-t-elle exactement deux robes, deux jupes, trois pantalons, un short, trois pulls, sept hauts, six paires de chaussures (dont une paire de chaussons), sept culottes, quelques paires de chaussettes et collants, et un soutien-gorge.

Les séances de shopping se déroulent deux fois par an : “à la mi-avril par exemple, la saison change et j’en profite pour renouveler ce qui doit être remplacé. Je vais généralement dans un magasin de fripes où je trouve tout ce qu’il faut pour les enfants, trois quart de ce qu’il me faut et la moitié de ce qu’il faut pour Scott.” Pour les costumes, elle achète du neuf de bonne qualité.

La moitié de l’ameublement est issu de récup’, le reste a été acheté neuf et de qualité, pour durer. “Nous avons une télévision pour regarder des films, les photos et écouter la radio. Il n’y a pas de console, mais un ordinateur. Les enfants, Max et Léo, trouvent ça mieux de vivre avec moins: c’est moins dur à nettoyer et ranger. Ils ont progressivement réduit les jouets, et cela est devenu naturel pour eux“. La location fait partie inhérente de leur nouveau style de vie, livre, vidéo sont ainsi empruntés à la bibliothèque.

Béa insiste en permanence sur le besoin de refuser et réduire un maximum de superflu à la source. Sa devise est d’ailleurs la suivante: refuse, reduce, reuse, recycle, rot” (refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter).

Béa a réussi à prouver à ses proches que ce mode de vie permettait de réaliser des économies : un tiers des dépenses pour la nourriture ont été réduites. « Bien sûr, il faut être organisé pour y arriver. Mais après, cela prend moins de temps : on réfléchi en deux fois avant d’acheter, cela réduit les dépenses et le temps investi dans le superflu » résume-t-elle.

Le mieux pour en être convaincu est d’essayer, de tester pour approuver. “Le hic, c’est que les gens sont un peu flemmards et ont du mal à changer leurs habitudes“, estime-t-elle.

Après tout, pourquoi pas vous ?


Philippe Offenbroich, le 03 janvier 2013.

M2 GEDD

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