Le potentiel énergétique réel mais sous exploité des marées

La part des océans sur notre planète bleue représente 68%.  A l’heure ou l’on recherche de nouvelles solutions énergétiques non polluantes de nombreuses pistes sont étudiées à présent afin d’exploiter plus efficacement  la force contenue dans la marée. Disponible, renouvelable et sans émission de gaz à effet de serre le potentiel de l’énergie marémotrice dans le monde pourrait s’élever jusqu’à 380 TWh/an. À titre de comparaison, la production mondiale d’hydroélectricité (produite par les barrages classiques) s’élevait à 3 645 TWh en 2010.

Rappelons-le, l’énergie marémotrice dégagée s’appuie sur le mouvement de l’eau entre la montée et la descente des océans. Deux fois par jour le courant va être canalisé par une turbine afin d’y produire de l’électricité. Fonctionnement somme toute assez simple, cette force a été longtemps la cible des lobbyistes d’énergies fossiles prétextant un niveau de faible rentabilité à cause d’une technologie jugée trop jeune.

Un beau contre-exemple se situe en France avec l’usine de Rance qui produit sans interruption depuis 45 ans, avec une puissance installée de 240 MW, soit la consommation énergétique de 240.000 foyers/an.  Egalement, en Corée du Sud, une centrale a été inaugurée en 2011 avec une puissance installée de 255 MW et a démarré la construction d’une nouvelle usine qui d’après les prévisions sera 5 fois plus puissante.

C’est donc à présent un réel enjeu pour les pays développés ayant pris conscience de la nécessité de produire une énergie verte et d’investir dans cette solution. Les projets les plus ambitieux utiliseraient des lagons artificiels supplantés d’une centrale permettant de contrôler le rythme de production de l’électricité. Ils se rempliraient d’eau à marée haute, puis ils se videraient par des sas équipés de turbines.

Seul bémol sur les centrales actuelles : l’impact sur la faune aquatique selon son emplacement sur l’estuaire ainsi que le non-respect des interdictions de baignade autour du site où un accident est vite arrivé compte tenu de la force provoquée par l’aspiration des turbines.

 

Sources :

www.planete-energies.com

www.letelegramme.com

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1 réponse

  1. cretien dit :

    Le potentiel énergétique des marées est colossal et quasi inépuisable. Sa récupération permettrait de relancer l’économie.

    Ce potentiel reste presque complètement inexploité alors qu’un procédé technique relativement simple – il s’agit du STSMC, que j’ai mis plus de trente ans à découvrir – permet de le récupérer beaucoup plus économiquement et surtout beaucoup plus largement et écologiquement qu’avec le procédé conventionnel des barrages. Ce système d’exploitation est en outre apte à résister aux pires conditions météorologiques et est dans son principe insensible à la corrosion marine.
    Un procédé analogue, le STSMI, techniquement plus simple, le permet tout autant. Celui-ci pourrait en quelques mois, voire en quelques semaines, être opérationnel.
    La France est particulièrement bien placée pour exploiter ces deux procédés.

    Depuis 2 ans le gouvernement a été informé de l’existence de ces techniques, mais semble ne pas oser ou ne pas vouloir y croire … Serait-ce pour préserver l’industrie nucléaire et pétrolière ?
    Ce serait faire un mauvais calcul.
    Nos “politiques” pensent-ils qu’il s’agit d’une invention aussi irréaliste que celles des avions renifleurs, à laquelle le gouvernement de Giscard d’Estaing s’était curieusement laissé prendre ?
    Ou attendent-ils que d’autres nations l’utilisent pour oser s’y intéresser ?
    Si les essayer en vraie grandeur n’est pas à ma portée, la tester reviendrait beaucoup moins cher que de creuser un seul puit pour la recherche pétrolière. Toujours est-il qu’il est opérationnel sur une maquette. Pour en savoir + voir site «blog de leon – pierre cretien» ou appeler le 06 78 58 96 21 (texte aussi adressé à “énergeek”)
    Dr. Pierre Cretien

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