Augmentation de la température : +0,4°C en France sur la dernière décénie.

 

La France ne semble pas échapper au réchauffement climatique global. C’est en tout cas ce qui ressort des études comparant la température de la dernière décennie sur une moyenne des 30 dernières années. La hausse des températures en France semble donc correspondre à la hausse globale des températures qui est de 0,5°C à l’échelle mondiale.

 

Cependant, il faut souligner que cette hausse n’est pas homogène selon les régions et les saisons.

Ainsi, l’automne et surtout le printemps tendent à devenir de plus en plus chauds. Quant aux étés, ils ne sont pas devenus pour autant caniculaires; la hausse enregistrée est modérée et due à la canicule de 2003 et son ampleur historique. On pourrait dire que les faits sont d’ailleurs en quelque sorte déjà présents dans l’imaginaire collectif puisqu’ on entend souvent depuis plusieurs années que l’été commence dès le printemps et qu’il marque une pause durant “l’ été classique” avant de reprendre pour la période de l’été indien (septembre).

En revanche, bien que la situation soit contrastée au niveau des saisons, les variations de la pluviométrie et de l’ensoleillement sont presque négligeables (respectivement -1,1% et +2%). Les hivers sont de plus en plus ensoleillés (on se souvient du froid sec et glacial de l’hiver 2011-2012, particulièrement dans le nord-est) et les automnes de plus en plus humides (et donc le risque d’inondations aussi).

Le caractère contrasté des situations se voit aussi au niveau géographique. On peut citer, par exemple, le littoral méditerranéen qui voit ses automnes de plus en plus sujets à des pluies extrêmes et donc des inondations. Cependant, les sécheresses sont de plus en plus nombreuses et plus longues le reste de l’année.

Pour finir, si cette hausse parait minime, il faut souligner qu’elle s’est faite sur une période relativement courte (d’où le fait que des événements extrêmes aient de gros impacts). Cela dit, si cette hausse perdure au même rythme, cela entrainerait une hausse de 4°C d’ici 2050 (conforme à plusieurs scénarios prévoyant de très lourdes conséquences).

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