Sommet Doha : une autre déception pour le climat.

Source: www.lesoir.be

Le sommet pour le climat de Doha vient de se clore. Cependant, la terre n’attend plus grand chose de la part de ces sommets répétitifs qui n’ont pas une valeur ajoutée ni un effet positif et visible sur ce que le monde et ses habitants subissent en matière de réchauffement climatique.

Cependant, le climat ne cesse de se réchauffer, cette année la terre a enregistré un record phénoménal et inquiétant de la fonte de la banquise qui aura des conséquences néfastes sur la vie humaine, la biodiversité nautique, comme la monté du niveau de mer et la disparition des espèces animalières. A cela, s’ajoute l’intensité croissante des sécheresses et des cyclones (Sandy aux États-Unis en 2012) .

Face à cela, l’ONU a confié l’organisation de ce sommet international du climat au Qatar. Ce dernier est un champion en émission de GES (gaz à effet de serre). Focus sur les installations que possède ce pays : stations de ski, stades de foot climatisés prévus pour la coupe du monde en 2022, alors que la température à Qatar dépasse les 40° en été. Cela prouve que la réduction des émissions de GES ne fait pas parti des priorités de ce pays, qui malheureusement organise sur son territoire un sommet de climat.

L’enjeu principal de ce sommet, était de prolonger le protocole de Kyoto qui expire la fin de cette année. Négocié en 1997 et entré en vigueur seulement en 2005, il visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % entre 2008 et 2012, par rapport à leur niveau de 1990. Et ceci seulement dans les pays développés signataires. Quelques États  tels que la Russie, le Japon et le Canada ont prévenu qu’ils n’accepteraient pas de nouvelles réductions des émissions de GES, alors qu’ils sont les principaux émetteurs des GES. Il y a les grands pays émergents (Chine, Brésil, Inde), qui veulent bien faire des efforts en matière de réductions des GES mais à condition que cela ne compromette pas leur développement économique. De ce fait, les préoccupations économiques des États, mais surtout leurs lobbys pétroliers  risquent d’empêcher la signature d’un accord. Il faut noter, que l’an passé à Durban, les pays s‘étaient mis d’accord pour signer un nouveau traité à l’horizon 2015. Mais si Kyoto n’est pas prolongé, il n’existera d’ici là plus aucune aucune contrainte légale de réduction des émissions de CO2 dans le monde.

Pendant ce temps, il n’y a que les populations pauvres des pays en développement du sud  qui subissent les effets néfastes d’un problème créée par les pays riches développés, et égoïstes du nord.

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