Congo, victime de la guerre du Coltan : Les voies parallèles du développement durable.

L’histoire se passe dans la République démocratique du Congo (RDC), la plus grande réserve écologique et minéralogique, qui détient 80% de la réserve mondiale de Coltan surnommé l’or blanc. Source de richesse, disputée par les pays développés, mais dont les conséquences pour les populations et l’environnement sont désastreuses.

Le Coltan est l’abréviation d’un minéral calambio tantalite. C’est l’association de deux minerais, le Colombium et le Tantale. Ces minéraux sont une ressource stratégique essentielle au développement de nouvelles technologies d’informations et de communications (TIC) : portable, ordinateurs, instruments chirurgicaux…

Apple, Nokia, Acer ou encore IBM, se partagent ce minerai à prix d’or. Récemment, ils ont été accusés par un rapport onusien de « pillards », car ils exploitent le Coltan avec une insouciance proche de l’indécence.

En effet, les méthodes de travail en RDC, sont obsolètes et bafouent la dignité humaine sans vergogne. Les enfants y travaillent, plus petits, ils passent plus facilement dans les tunnels des mines de Coltan. Un ouvrier du Coltan gagne en théorie 10 à 50 dollars par semaine (Australie).  En RDC, un ouvrier gagne 10 dollars par mois. Le travail est le plus souvent forcé et surveillé par des soldats. Les ouvriers, agriculteurs réquisitionnés ou prisonniers de guerre, vivent sur place en pleine nature. Le taux de mortalité des enfants explose, avec en outre une recrudescence des maladies faute d’eau potable et d’une alimentation saine.

L’homme n’est pas seulement en jeu,  l’environnement aussi. Champs et forêts se sont transformés en marécage, conséquence d’une exploitation à outrance des mines de Coltan. Les Parcs Nationaux ont été envahis pour l’exploitation des mines, faisant disparaître des espèces animales (éléphants, gorille). La déforestation a condamné l’une des dernières forêts primaires du monde.

Il ne faut pas oublier le facteur économique. Grâce aux énormes profits du Coltan, la RDC peut continuer à mener à bien ses guerres civiles et à se livrer à un trafic du Coltan avec le Rwanda, qui est devenu l’un des plus gros producteur du monde alors qu’il n’a pas un seul gramme de Coltan sur son territoire.

 

L’ONU a dénoncé ce système, mais aucune action concrète n’a été menée. Qui aujourd’hui a envie de renoncer à son ordinateur ou son téléphone ? La responsabilité sociale des entreprises se fournissant en Coltan, est devenue problématique. Des droits de l’homme bafoués, un environnement détruit.  Sachant qu’à l’heure actuelle nous ne concevons pas le développement durable sans les TIC, il serait peut être nécessaire qu’elles suivent l’exemple du modèle qui les mets en avant, à savoir devenir plus propres et durables.

Par Julie Arnoux

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