L’obsolescence programmée versus réduction des déchets électroniques : l’Europe peut elle lutter ?

Source : http://www.arte.tv

A partir des années 1960-70, la productivité industrielle devient trop importante. Les consommateurs n’achètent plus assez (vite) par rapport aux capacités de production. C’est dans ce cadre qu’a été imaginé le principe de l’obsolescence programmée.

L’obsolescence programmée se définit comme étant une technique industrielle qui oblige les consommateurs à racheter un produit plus rapidement. Il existe aujourd’hui plusieurs techniques d’obsolescence.
La première technique a été adoptée dans le domaine des ampoules électriques. Les entreprises formèrent un cartel sous le nom de « Phoebius ». Celles-ci s’accordèrent afin de limiter la durée de vie de l’ampoule à 1000 heures de fonctionnement. Il s’agit ici de ce qu’on appelle l’obsolescence par « défectuosité » car le fabriquant ajoute « sciemment des défauts de conception » (fr.wikipedia.org/wiki/Obsolescence_programmée).
Par la suite, d’autres techniques ont vu le jour comme les défauts fonctionnels, l’obsolescence par péremption, incompatibilité ou encore par esthétisme (la mode). Concernant par exemple les défauts fonctionnels, on peut prendre comme exemple iPod d’Apple. Cet appareil avait été conçu de façon à ce que la batterie ne dure pas plus de 18 mois. De plus, l’appareil étant soudé, il n’est pas possible de l’ouvrir afin de pouvoir changer uniquement la batterie. Le consommateur devait racheter iPod entier (novethic.fr).

Afin de luter contre cette dérive industrielle, la France propose par l’intermédiaire de Benoît Hamon, ministre délégué à la consommation, des propositions innovantes. Parmi les solutions envisagées, figure notamment la création d’un écolabel. Cet écolabel prendrait en compte toute la durée de vie du bien de consommation, de l’extraction des ressources pour sa fabrication à sa destruction. Le but de cette certification est d’allez encore plus loin que la plus vielle certification existante à ce jour qui est la certification « Blue Angel ». Cette dernière ayant pour but de garantir la disponibilité des pièces de rechange jusqu’à 5 ans après l’arrêt de la production. Autre méthode envisagée est celle de la « hard-low » ou législation juridiquement contraignante. Le but serait ici de créer une loi obligeant de porter à 10 ans la durée minimale de garantie d’un produit.

Ces projets pourraient bien être repris au niveau de l’Union Européenne. Cette dernière s’est en effet lancée dans la lutte contre les déchets électroniques. Ce regain d’intérêt dans ce domaine s’est manifesté par la modification de sa législation cadre DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) en août dernier. Cette législation prévoit d’ici 2019, de collecter 65% des équipements vendu ou 85% des déchets électroniques produits (europa.eu).

L’Europe et la France veulent donc lutter sur deux fronts à la fois : la réduction des déchets d’un côté et l’amélioration de la collecte de l’autre.
Et maintenant, il n’y a plus qu’à …

Pour approfondir le sujet :

www.youtube.com/watch?v=0VwCPQ7iLwc

Novethic

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