L’exploitation des sables bitumineux au Canada : catastrophe tant économique qu’écologique ?

Source : httpwww.iris-recherche.qc.cabloguetagenvironnement

A l’heure où le cours du pétrole atteint des sommets, tous les moyens sont bons pour trouver une alternative moins chère. C’est dans ce contexte que le Canada a commencé à exploiter les sables bitumineux.

Les sables bitumineux sont une sorte de pétrole mélangé à du sable. Les scientifiques considèrent que ces sables représentent la seconde réserve de pétrole au monde après l’Arabie Saoudite. Cependant, on constate que les pays développés qui se mettent à exploiter des ressources naturelles finissent par souffrir de ce qu’on appelle la « Maladie Hollandaise ».

Selon cette appellation, plus un pays exploite ses ressources naturelles et plus son économie en dépend. Cela a tendance dans un premier temps à surévaluer sa monnaie. Dans un second temps, on constate que le premier effet créé des difficultés à l’exportation des entreprises nationales. Lorsque le gisement est épuisé, la rente d’exploitation des ressources naturelles cesse et le pays se retrouve sans entreprises compétitives. C’est ce qui pourrait bien arrivé au Canada.

Toutefois, cette exploitation ne pose pas que des problèmes économiques. En effet, le processus d’extraction des sables bitumineux est également très dommageable pour l’environnement et très coûteux énergétiquement.
Ainsi, des traces d’hydrocarbures aromatiques polycycliques ont été retrouvées dans l’environnement. Ces traces se retrouvent sur de très grande distance autour des sites d’exploitations et notamment dans les cours d’eau et les nappes phréatiques. Le problème de cette substance est qu’elle est jugée comme fortement cancérigène par l’OMS.

De plus, pour pouvoir extraire ces sables qui se trouvent sous la surface du sol, on estime qu’on a dû déboiser des milliers de kilomètres carrés de forêt boréale (LeFigaro.fr 08/01/2010). Ce déboisement massif a été très dommageable pour la faune et la flore sauvage en plus de participer à l’augmentation des GES.
Enfin, se pose également le problème des grandes quantités d’eau chaude nécessaire à la séparation du sable et du bitume. Bien que l’eau soit ensuite stockée dans de grands bassins afin d’être traitée, l’étanchéité de ces bassins est fortement douteuse pour les associations écologiques.

L’avenir nous dira si l’économie et l’environnement du Canada subiront ce que le monde entier redoute !

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