L’Afrique du Sud et les Gaz de Schiste

La question de l’exploitation des gaz de schiste reste encore et toujours victime de nombreuses critiques. En effet, beaucoup de pays hésitent encore à exploiter cette ressource en raison des méthodes d’extraction qui présenteraient d’importants dangers. Pourtant, certains pays choisissent d’exploiter cette ressource, en dépit des probables conséquences négatives. C’est le cas de l’Afrique du Sud.

Pourtant, en 2011 l’Afrique du Sud répondait aux dangers d’exploitation en imposant un moratoire sur l’attribution des licences d’exploitation. Cette démarche permettait de mieux encadrer cette industrie en positionnant la sécurité des populations et de l’environnement en première
ligne. Ce moratoire, mis en place dans l’attente des résultats d’une étude sur les effets environnementaux de la technique d’extraction, devait également permettre de limiter les chantiers d’exploitation.

Or, l’Afrique du Sud vient d’annoncer la fin de ce moratoire, s’attirant ainsi les reproches de nombreux détracteurs, comme Greenpeace notamment.

Pourtant, le pays explique son choix par l’existence d’enjeux économiques et énergétiques liés à l’exploitation de cette ressource pétrolière. Jan
Willem Eggink
, directeur général Shell Afrique du Sud, déclarait notamment à l’AFP : « Le gaz de schiste pourrait changer la donne et apporter à l’Afrique du Sud une sécurité concernant son approvisionnement énergétique si nous parvenons à produire en quantité commerciale et dans le respect de l’environnement ».

L’Afrique du Sud, qui d’après l’Agence d’Information sur l’Energie possèderait plus d’un 5ème des réserves mondiales de gaz de schiste, s’ouvre donc à un marché conséquent. En effet, cette nouvelle industrie va permettre à l’Afrique du Sud d’attirer nombre de pays et sociétés étrangères souhaitant exploiter cette ressource, ce qui représente une aubaine économique importante.

Pourtant, dans une aire où l’on prône le développement des énergies renouvelables, cette affaire n’est pas au goût de tout le monde, et les risques liés aux méthodes d’extraction continuent à inquiéter.

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