République Dominicaine : le programme Energie et Climat expose une nouvelle feuille de route

Un rapport du programme “Energie et Climat” du Worldwatch Institute, vient de démontrer que, si certaines mesures sont mises en place, certains pays pourraient tirer  des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux d’un appui plus important sur des sources d’énergies renouvelables, et moins important sur les énergies fossiles.

Intitulée « Feuille de Route pour un Système Energétique Durable : Mobiliser les Ressources Solaires et Eoliennes de la République Dominicaine », l’étude montre qu’en mobilisant stratégiquement ses ressources d’énergie solaire et éolienne, le pays peut accomplir ses objectifs vers un futur énergétique pauvre en carbone.

Alexander Ochs, le directeur du programme “Energie et Climat” du Worldwatch Institute, explique : « Développer une infrastructure énergétique stable, capable de résister non seulement à des fluctuations dans les prix des carburants, mais aussi à de potentielles catastrophes naturelles, est extrêmement important pour un pays comme la République Dominicaine. Installer un système énergétique renouvelable dans un pays qui a dépensé pendant des années 10% de son PIB en énergies fossiles, malgré un fort potentiel national en la matière, est tout simplement vital pour un développement soutenu – et soutenable. »

Le rapport évalue les ressources solaires et éoliennes de cet Etat des Caraïbes et fournit une feuille de route de politiques publiques, expliquant comment il peut mobiliser son potentiel énergétique renouvelable à moindre coût, et réduire sa dépendance vis-à-vis des importations énergétiques.

Parmi les points clés du rapport, nous pouvons citer qu’en 2010, la République Dominicaine a dépensé 2,6 milliards de dollars en importations de combustibles fossiles, soit l’équivalent de plus de 5 % de son PIB. A ces coûts directs s’ajoutent les subventions, les coûts de santé publique et d’autres non pris en compte par le marché. Ainsi, près de 90 % de la production d’électricité du pays est basée sur les énergies fossiles.

De plus, le réseau électrique dominicain a un des taux de pertes les plus élevés du monde, avec près de 38 % en 2010. Cette instabilité électrique coûte au pays plus d’un milliard de dollars par an, soit environ 3,4 % du PIB.

Bien que leur potentiel reste largement inexploité, la République Dominicaine dispose de ressources solaires et éoliennes importantes. L’équipe du Worldwatch Institute a travaillé avec 3TIER, une entreprise d’analyse en énergies renouvelables, afin de développer des estimations détaillées du potentiel solaire des deux plus grandes villes du pays, ainsi que des estimations du potentiel éolien dans six régions. Les villes de Saint Domingue et de Santiago se situent dans la fourchette haute par rapport aux autres pays des Caraïbes, et bien au-dessus des régions d’Europe et d’Asie où la pénétration de l’énergie solaire est actuellement la plus avancée.

En attendant, le programme “Energie et Climat” du Worldwatch Institute identifie également les composantes principales des systèmes d’énergie et de transports visant à ‘décarboniser’ l’économie mondiale et augmenter l’efficacité énergétique tout en favorisant l’innovation et la création d’emplois et en prenant en compte la raréfaction des ressources.

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