GCO : l’abandon d’un projet controversé

Le GCO (Grand Contournement Ouest) a été abandonné. Cette nouvelle, confirmée par Nicole Bricq représente un choc pour certains et une victoire pour d’autres. Ce projet a depuis son annonce suscité de nombreuses réactions pro et anti et a été au centre d’une discorde politique Gauche-droite, ravivée ces derniers mois par les différentes élections.

Le 5 juin la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie Nicole Bricq a confirmé l’abandon du projet en précisant toutefois que « ce n’est pas l’Etat qui renonce au projet du contournement de Strasbourg, c’est le concessionnaire (nb : Vinci) qui n’a pas répondu à l’offre dans les temps ». Le géant Vinci a démenti cette information. Aucune des parties n’assumant l’échet du GCO.

Le GCO est un projet qui avait pour but de désengorger l’A35 aux abords de Strasbourg et ainsi éviter les embouteillages, les accidents, la pollution et répondre aux conséquences économiques dues à un tel engorgement de l’axe routier strasbourgeois. C’est cette relance économique qui est au cœur des arguments des personnalités (plutôt politiquement marquées à droite) favorables à ce projet. Pour les membres du collectif « GCO Non-merci » cette nouvelle est réjouissante et ceux-ci s’interrogent sur les alternatives à la réduction du traffic. Pour les anti GCO il ne faut pas entreprendre de projet pour que la grande quantité de véhicules empruntant l’A35 circule mieux mais pour réduire ce nombre de véhicules sur cet axe, notamment en trouvant des alternatives à la voiture en solo. Ces alternatives pourront être le TER, une extension de Tram avec parking relais, une amélioration de l’offre de bus, des pistes cyclables sécurisées, du covoiturage…

Le but est donc de faire évoluer les moyens de transport en misant sur un changement des mentalités. Les « GCO Non merci » se sont d’ailleurs manifestés en revendiquant une volonté de protéger l’environnement. En effet, le projet de GCO avait pour but de réduire la pollution en limitant l’accès au trafic des poids lourds mais ceci aurait été fait en dépit d’un impact infligé à la faune (grand hamster) et à la flore (construction de route sur des terrains agricoles ou non) d’Alsace. Selon Sandrine Bélier, ancienne présidente d’Alsace Nature et eurodéputée, « construire une nouvelle route et morceler le territoire alsacien c’est condamner le grand hamster ». Pour limiter l’engorgement de l’A35 différentes pistes sont envisagées. Dans un premier temps une taxe poids lourds pourrait être expérimentée elle est en vigueur depuis 2003 outre Rhin ce qui explique que de nombreux camions allemands empruntent l’A35 pour éviter de payer les péages d’Allemagne et engorgent le trafic. Une modulation de la vitesse est possible, en fonction des tronçons routiers et des créneaux horaires.

D’autres projets de transports alternatifs au GCO ont été proposés comme un « mini GCO » pour relier Holtzeim à Bisheim, un transport en site propre sur l’axe Est-ouest de la ville (c’est-à-dire l’élargissement de cette route pour y faire passer des bus) et une proposition de tram-train. Monsieur Richert, président du conseil régional, considère que cette décision confirmée par le gouvernement ne relève que d’une « pure complaisance » et se réserve la possibilité d’engager une procédure de compensation financière.

Controverse à suivre.

Pour infos :
http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2012/06/01/politique/gco-abandonne
cest-lalsace-quon-sacrifie-selon-richert/

http://www.lesechos.fr/economie-politique/regions/alsace/0202114459994-l
abandon-de-la-rocade-de-strasbourg-pourrait-relancer-la-taxe-poids-lourds-
333702.php

http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2012/06/06/gco-l-arret-de-mort

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.