La filière nucléaire à nouveau piégée par Greenpeace

Greenpeace a toujours été en lutte contre le nucléaire et les dangers que cette filière représente. C’était d’ailleurs la raison de sa création dans les années 1970. Il s’agissait à cette époque de protester contre les essais nucléaires réalisés par les Etats-Unis. Quatre décennies plus tard, les convictions de Greenpeace n’ont pas disparus et sa lutte pour démontrer à tous le péril nucléaire n’a pas cessé.

Il y a quelques mois, en décembre 2011, Greenpeace créait la stupeur en s’introduisant dans plusieurs centrales nucléaires afin de démontrer à tous les failles de la sécurité dans nos centrales. Cet évènement avait déjà fait grand bruit à l’époque, et les militants Greenpeace avaient dû rendre compte devant les tribunaux, s’exposant à une peine d’emprisonnement.

Cela n’a pourtant pas effrayé l’ONG puisque le 2 mai dernier, un militant Greenpeace a réitéré l’expérience en s’introduisant dans la centrale nucléaire de Bugey d’une façon tout à fait surprenante ! En effet, c’est équipé d’un parapente à moteur qu’il a tout d’abord survolé la centrale, avant de déposer des fumigènes puis d’atterrir pour s’y introduire. Il s’agit là d’une mise en scène afin de rendre compte du manque de sécurité à l’intérieur des sites nucléaires, et d’une volonté de démontrer la réalité que représente une menace aérienne sur nos centrales, à l’heure où la France constitue le pays le plus nucléarisé du monde ! En effet, alors que notre voisine Allemande a dors et déjà intégré dans ses politiques de sécurité nucléaire la menace d’un crash aérien, la France n’a de son coté pas réellement étudié ces questions.

Cette nouvelle action coup de poing a eu lieu le jour du fameux débat présidentiel tant attendu, doit-on alors voir ici une démonstration visant à interpeler les hauts dirigeants ? De leurs côtés, les deux candidats du second tour disent accorder une réelle confiance à l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) en charge d’encadrer la sécurité dans les centrales. A cette occasion pourtant, l’ASN n’a pas manqué de rappeler qu’elle était en charge de la sureté liée au fonctionnement des centrales, et non pas de la sécurité physique des personnes qui relèvent des décisions des organes de direction de l’Etat…

Quoiqu’en disent les hauts fonctionnaires, ou même EDF qui précisait encore il y a peu que la sécurité de leurs centrales n’est pas remise en cause par l’intrusion de Greenpeace (EDF a pourtant suite aux premières intrusions, renforcé de manière importante les dispositifs de sécurité), cela conduit tout de même à s’interroger sur les conditions d’accès aux sites, et le danger qui cela peut représenter pour la sécurité nationale.

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